Élevage d'alpagas de qualité, au coeur du bocage mayennais
NAISSANCES 2023
LES NAISSANCES 2023
Cette année 2023 a été un peu particulière : une poignée de naissances seulement au printemps, et la grande majorité en fin de saison. Pourquoi ce changement ? La canicule des années précédentes avait causé beaucoup de soucis de mise-bas (dystocies inhabituelles) et de santé pour les crias nés entre mai et début août, j’ai donc voulu conjurer le sort, et ça a plutôt bien fonctionné cette année, j’ai rencontré quelques petits soucis, inévitables, dont deux dystocies majeures que j’ai pu gérer seule, mais tous les crias et les mamans vont bien. Seul bémol, ma petite Anjuly née le 17 septembre (l’une des deux dystocies), secouée par sa naissance difficile, n’a jamais réussi à téter sa maman, pourtant très maternelle : elle est donc au biberon jusqu’au sevrage…
Comme j’avais choisi d’utiliser toute la fin de l’alphabet (de U à Z) pour nommer mes crias 2022, je suis repartie sur la lettre A en 2023 ! Voici les frimousses de ces bébés 2024 🙂
Allez, ce soir, pour rattraper mes plus de 2 mois de silence dans le blog, j’ajoute un 2e article 😉
Le week-end dernier (celui de Pâques), j’ai réussi à m’organiser pour me rendre au concours de St-Paulien, en Haute-Loire, organisé par l’association ARSEN.
Un beau concours, dans un très beau lieu, une équipe d’organisation efficace et sympa, énormément de visiteurs, l’occasion de retrouver des collègues et d’échanger, et de faire le point sur les choix d’élevage.
J’avais longuement tergiversé, inscrit d’abord des femelles, puis abandonné (démotivée, je n’avais pas pris le temps nécessaire de les préparer correctement pour faire bonne figure sur le ring).
Puis j’avais inscrit 6 mâles, bien en dehors des délais d’inscription réglementaire… et finalement je ne suis partie qu’avec 4 mâles… (car j’ai emmené deux reproducteurs adultes, ce qui m’obligeait à mettre des séparations dans le camion, donc limitait le nombre d’animaux transportables).
Il a fallu me booster pour me décider (merci à Fred le véto qui a su mettre la pression !) mais tout s’alignait trop bien, pour une fois : j’avais quelqu’un de confiance pour garder la ferme, un ami pour m’accompagner, pas de naissance sur cette période, pas de souci sur la ferme, la météo s’annonçait idéale…
Ce sont donc 2 mâles adultes de 8 ans (mes beaux Kilim le gris, et Prophet le fauve) qui ont été du voyage, et 2 jeunes du printemps 2025 (Cocktail le gris, et Cachou le noir – par ailleurs fils de Kilim).
Chacun de ces messieurs a obtenu le 1er prix de sa classe, mais plus que le prix, ce sont les commentaires du juge qui m’importaient : ils ont été excellents pour 3 d’entre eux (juste un petit bémol pour Cocktail le p’tit gris, qui a une très belle densité et du crimp, mais un petit manque d’uniformité entre les poils blancs et les poils noirs).
Monsieur Kilim, flegmatique sur le ring, très sûr de lui, posant pour les photos, a obtenu son 4e titre de champion gris (il l’aura eu en junior, en intermédiaire, en adulte et maintenant en senior) !
Monsieur Prophet, beaucoup moins flegmatique, un peu stressé au début puis cherchant les filles, a lui aussi eu le titre de champion couleur (en fauve), et dans la finale a obtenu la récompense de Réserve Suprême champion.
Le juge Jay Holland, pour Kilim comme pour Prophet, a salué la qualité de toison à un âge « avancé » (8 ans) où, le plus souvent, finesse, longueur et structure des mèches ont largement décliné. Or tous les deux ont toujours une finesse remarquable, du crimp, une belle uniformité, et, pour Prophet, une densité exceptionnelle.
J’étais particulièrement ravie de ces commentaires et de ces récompenses parce que ce sujet de la durabilité de la finesse et de la qualité globale de la fibre dans le temps est mon cheval de bataille depuis des années, et a, à mon sens, été trop longtemps négligé.