Questions fréquentes

QUESTIONS FRÉQUENTES :

Certaines questions concernant les petits camélidés reviennent souvent. J’ai regroupé ici les plus fréquentes, avec des réponses simples, pour vous aider à avoir un aperçu rapide si vous envisagez d’acquérir vos premiers lamas ou alpagas. Je développe certains de ces points dans les pages  “notions d’élevage”.

  • Est-ce qu’ils crachent ?

Voilà bien la question n°1 ! La réponse est OUI, les petits camélidés crachent… Ils crachent pour régler les conflits hiérarchiques entre eux : soit un simple jet de postillons d’avertissement, soit carrément le vrai crachat venu du 1er compartiment de l’estomac, à l’odeur si forte que l’animal qui a craché reste une dizaine de minutes la mâchoire pendante pour s’aérer la bouche !

MAIS le lama ou l’alpaga NE DOIT PAS CRACHER SUR L’HOMME : s’il le fait, c’est soit un problème d’éducation (manque de respect, l’animal veut dominer), soit provoqué par un stress intense (peur ou soin douloureux, par exemple). Un peu comme le chien qui mord. Beaucoup de lamas de zoos ou de cirques crachent parce qu’ils sont excédés par les gestes, les exclamations et l’agitation des visiteurs, ce qui alimente la légende du lama cracheur.

  • Combien de temps vivent-ils ?

Les petits camélidés vivent en moyenne une vingtaine d’années, les soucis de l’âge commencent parfois à se manifester vers 16 ou 17 ans (amaigrissement, mauvaise mastication car table dentaire arasée…)

  • Que mangent-ils ?

L’alimentation de base est l’herbe, avec un complément de foin toute l’année, même au printemps (surtout au printemps, d’ailleurs, car ils ont besoin de fibres sèches pour une bonne digestion). Il faut également apporter des minéraux et oligo-éléments.

Une ration de complément peut être donnée selon les besoins, notamment aux femelles gestantes et en lactation, mais il faut éviter une nourriture trop riche en protéines.

  • Sont-ils souvent malades ?

Non, ils sont de santé robuste, adaptés aux climats rudes et à une nourriture frugale. Toutefois ils sont très sensibles aux situations de stress, qui font baisser l’immunité et entraînent ensuite des soucis de santé potentiellement graves (ulcères gastriques, parasitisme, pneumonies…)

Le problème est qu’un camélidé malade ne montre des symptômes que quand ça va vraiment très mal, il faut donc bien connaître ses animaux et les observer chaque jour.

  • Ont-ils besoin de soins particuliers ?

Injection de vitamines AD3E (toutes les 5 semaines en hiver pour les crias)

Il est conseillé de les vacciner contre l’entérotoxémie et le tétanos, de complémenter en vitamines AD3E l’hiver, et bien sûr de vermifuger à bon escient, en faisant au préalable des analyses de crottes.

Une bonne hygiène des parcs et stabulations est essentielle : nettoyage quotidien des litières, désinfection des abreuvoirs et des auges, ramassage des crottes dans les paddocks…

Il faut tailler les onglons au minimum une fois par an (parfois 2 ou 3 fois pour certains animaux). Il faut aussi tondre impérativement au printemps, avant les fortes chaleurs estivales. Seuls les lamas classiques, qui ont peu de laine, peuvent rester plusieurs années sans tonte s’ils sont brossés soigneusement ; ou encore les suris, qui ne sont souvent tondus que tous les deux ans (la disposition de leur laine sur le corps fait qu’ils ont moins chaud en été que les autres types de lainés).

  • Quelle surface de pâture faut-il pour les héberger ?

On conseille un minimum de 3000m² pour 2 alpagas et 5000m2 pour 2 lamas, et ensuite comptez 1000m² par alpaga supplémentaire, et 2000m² par lama. Mais bien sûr tout dépend du type d’herbage.

De plus une rotation sur deux parcelles (ou plus) est préférable pour mieux gérer le parasitisme et permettre la repousse de l’herbe.

Un abri fermé sur trois côtés est indispensable, surtout dans les régions pluvieuses.

  • Quelles clôtures faut-il ?

Les petits camélidés ont une détente prodigieuse et sautent très haut : un lama peut sauter de pied ferme une clôture de 1m60 s’il a une bonne raison de le faire (mâle qui veut rejoindre des femelles, par exemple) ; mais ce sont des animaux routiniers, et si ils sont bien là où ils sont, ils ne chercheront pas à partir même avec des clôtures plus basses. Pour ma part, étant en bordure de forêt, j’utilise du grillage à mouton à 1m50 en périphérie de mes terrains, pour éviter l’entrée des animaux sauvages, mais le grillage des clôtures intérieures est à 1m20, avec en renfort une ou deux lisses de bois (l’alpaga adore se gratter contre le grillage, et le lama passer son long cou par-dessus pour aller grignoter de l’autre côté).

D’après mon expérience, le lama respecte bien le fil ou le ruban électrique, à condition d’avoir plusieurs rangs (au moins 4, dont un très près du sol) ; l’alpaga le respecte beaucoup moins : pour lui le grillage est indispensable, ne serait-ce que pour le protéger des prédateurs que sont les chiens errants (de plus en plus d’attaques sont hélas signalées).

  • Peut-on avoir un lama / alpaga seul ?

La réponse est claire : NON ! Ce sont des animaux grégaires, profondément malheureux s’ils vivent sans congénères. La compagnie d’une chèvre ou d’un mouton est sans doute mieux que la solitude absolue, mais ce n’est pas souhaitable. D’ailleurs en aucun cas un éleveur sérieux ne doit accepter de vendre un alpaga destiné à vivre seul de son espèce, même entouré d’un tas d’autres animaux. Un lama ne sera vraiment bien qu’avec au moins un autre lama, et un alpaga avec d’autres alpagas. Sinon il y a situation de stress, avec les problèmes de santé et de comportement qui en découlent.

Et les groupes doivent toujours être formés d’animaux du même sexe : il ne faut pas mélanger mâles et femelles, même dans un groupe plus nombreux, ni mettre un mâle castré avec une femelle.

  • Que choisir : mâles ou femelles ?

Deux mâles entiers sont tout à fait gérables, à condition de ne pas avoir de femelles à proximité, mais il faut prendre grand soin, si on les achète jeunes, de ne pas les imprégner en les cajolant, ce qui est souvent un gros risque avec les animaux achetés pour le loisir familial.

De plus les bagarres entre mâles entiers sont souvent impressionnantes, et s’ils ne sont que deux il peut arriver que l’un prenne le dessus sur l’autre pour le contrôle du territoire et lui mène la vie très dure (c’est pourquoi idéalement les groupes de mâles entiers doivent comprendre au moins 4 ou 5 individus, pour diluer l’agressivité).

Si (comme souvent les particuliers le font) vous mettez des mâles entiers avec des moutons – ce qui est très déconseillé pour des raisons sanitaires -, sachez qu’une fois adultes ils risquent de chercher à saillir les brebis, et qu’ils se battront davantage à cause de la présence des hormones femelles.

Sincèrement, l’idéal pour le loisir ou la compagnie est donc de choisir entre des mâles castrés, ou des femelles.

  • Qu’est ce que le problème de l’imprégnation ?

Le petit camélidé est très sensible à l’imprégnation, et une éducation maladroite des jeunes mâles peut entraîner de gros risques pour l’avenir, trop peu de gens hélas en sont conscients. Le syndrome du mâle furieux est le seul risque comportemental grave qui existe avec les petits camélidés, mais il est bien réel et hélas de plus en plus fréquent.

  • Quel est le prix d’un petit camélidé ?

Il faut bien comprendre qu’un petit camélidé n’est pas un mouton, il est coûteux et long à produire : il y a un prix plancher en-dessous duquel l’éleveur qui fait bien son travail ne peut descendre, sinon il vend à perte ! Les prix ridiculement bas affichés sur le Bon Coin par des particuliers et des maquignons n’ont aucun sens.

Une femelle lama ou alpaga ne peut avoir qu’un petit par an (en moyenne on compte 2 sur 3 ans pour une femelle), car la gestation dure entre 11 et 13 mois, et les débuts de gestation sont parfois difficiles. Le petit n’est vendu qu’après sevrage, à plus de 6 mois, et après des heures de travail, de soins et de manipulations…  Un animal bien suivi est identifié, enregistré, vacciné, vermifugé régulièrement, complémenté en vitamines tout l’hiver, avec analyses copro, suivi ostéo… Il y a parfois des urgences vétérinaires coûteuses, des radios à faire, des blessures à soigner, des césariennes, des accidents de la vie… Le prix des produits vétérinaires est devenu exorbitant.

Pour l’éleveur, un jeune vendu dans sa première année représente donc près de 2 ans de travail, de soins et de risques, pour sa mère et pour lui, sans compter les reproducteurs mâles à acheter et à entretenir : si le prix de vente ne répercute pas ce travail et ces risques, de quoi vit l’éleveur ?

En partant de ce prix de revient plancher, une multitude de critères rentrent en compte pour fixer le prix d’un animal : sexe, âge, type, origines, toison (couleur, qualité), caractère, niveau d’éducation, conformation, fécondité, descendance, mais également des critères plus généraux comme la réputation de l’élevage, l’offre et la demande, les résultats en concours…

Bien sûr nombre de particuliers ou d’éleveurs amateurs (ou même certains éleveurs professionnels qui n’hésitent pas à casser le marché pour vendre, juste parce qu’ils ont d’autres activités à côté pour compenser la vente à perte) vous proposeront des animaux à très bas prix… Vous pouvez faire une affaire… ou vous lancer dans une série de problèmes… N’oubliez pas que la plupart du temps ces animaux bon marché ne bénéficient d’aucune garantie et d’aucun suivi…

Chacun voit midi à sa porte, certes, mais par pitié si vous choisissez d’acheter à prix cassé et sans suivi, ne venez pas, ensuite, quémander l’aide bienveillante d’un éleveur professionnel qui à cause de ce marché parallèle ne boucle pas ses fins de mois alors qu’il se démène pour faire du bon travail dans le respect des animaux. D’autant qu’hélas bien souvent c’est trop tard pour rattraper les erreurs des autres !

Parfois aussi on m’appelle à l’aide en jouant sur la corde sensible : “j’ai un alpaga issu d’un sauvetage”, ou “vous comprenez, je l’ai acheté pour le sauver”… C’est parfois vrai… Mais réalisez bien qu’en achetant à un vendeur qui brade des animaux mal soignés et mal éduqués à des prix ridicules, vous entretenez ce circuit minable dans lequel chaque animal acheté sera vite remplacé par un autre (il y a plein de filières de maquignons pour ça) ! Exactement comme pour les chiens et chats issus d’usines à chiots/chatons ou d’horribles filières d’importation.

  • Comment se passe la saillie ?

Il n’y a en principe aucune brutalité. Si la femelle n’est pas déjà gestante, elle se couche rapidement après avoir été présentée au mâle. La saillie chez les petits camélidés dure entre 15 et 30 minutes.

Si par contre la femelle est pleine, elle crache copieusement sur le mâle et refuse ses avances en fuyant. Le prétendant échaudé insiste rarement longtemps.

La femelle n’a pas de chaleurs, c’est la saillie qui déclenche l’ovulation : il peut donc y avoir des petits tout au long de l’année, mais il est préférable d’éviter les naissances en période estivale, à cause de la chaleur.

  • Quelle est la durée de la gestation ?

– alpaga : entre 11 mois et 12 mois (moyenne : 11 mois 1/2)

– lama : entre 11 mois 1/2 et 12 mois 1/2 (parfois 13 mois)

  • Combien y a-t-il de petits ?

Un seul petit, que l’on appelle un cria, qui pèse entre 5 et 10kg pour un alpaga, et entre 13 et 18kg pour un lama.

Les naissances de jumeaux sont rarissimes et source de problèmes.

  • Comment se passe la naissance ?

La femelle reste le plus souvent debout, dehors. La naissance est rapide et se passe en général très bien. Mais il faut bien surveiller, car s’il y a besoin d’intervenir, chaque minute compte. On n’est jamais à l’abri d’une mauvaise position du cria, d’une torsion utérine, de la nécessité d’une césarienne… Et quand le cria est là il faut s’assurer qu’il se lève, tête son colostrum, n’a pas les voies respiratoires encombrées…

Particularité bien appréciable pour l’éleveur : la naissance a presque toujours lieu en plein jour (entre 10h et 16h) et par beau temps. Deux raisons à cela, en lien avec leur milieu montagnard d’origine : d’une part la mère ne lèche pas son petit (elle ne peut sortir sa langue), donc le cria doit pouvoir sécher seul avant le froid de la nuit ; et d’autre part dans les montagnes les prédateurs sortent au crépuscule : le petit âgé de plusieurs heures est assez robuste pour s’enfuir.

Par contre l’élasticité des durées de gestation peut contraindre à une surveillance très prolongée des femelles prêtes à mettre bas, notre patience est souvent mise à rude épreuve !

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Triste jour

Pour les amoureux des alpagas, ce 31 août a été un triste jour : Géronimo, magnifique alpaga noir symbole de la lutte contre les absurdités de l’administration au Royaume-Uni, est mort.
Il a été exécuté par les brutes épaisses de DEFRA (organisme dépendant du ministère de l’agriculture anglais), dans des conditions horribles.
Géronimo avait été testé positif à la TB en septembre 2017, via un test totalement inadapté pour les alpagas : ce test, conçu pour les bovins, est déjà susceptible de donner des faux positifs chez les alpagas (du fait de leur particularités physiologiques) quand il est pratiqué “dans les règles”. Or dans le cas du pauvre Géronimo, il a été pratiqué après 5 tuberculinations préalables en 18 mois (avant et après son exportation de Nouvelle-Zélande). La tuberculination cutanée est sensée “stimuler” la réaction au test sanguin… Avec 5 doses, le pauvre Géronimo allait forcément avoir un résultat positif, même les vétérinaires du collège Royal anglais en ont convenu !
Depuis 4 ans, Géronimo vivait en isolement chez sa propriétaire, un éleveur réputé. Il était en parfaite santé, et tous les recours administratifs et juridiques ont été tentés pour obtenir sa grâce. Sa propriétaire demandait simplement qu’un nouveau test soit effectué dans des conditions correctes, et elle se plierait au résultat  Il faut savoir qu’elle n’avait pas le droit de faire réaliser ce test à son compte, sans l’autorisation de DEFRA, sous peine de prison !!!
Hélas tous les recours ont été rejetés, malgré l’énorme soutien populaire apporté ces dernières semaines à la cause, dont une pétition de plus de 120000 signataires et l’appui de voix scientifiques dénonçant publiquement les conditions des tests de 2017.
Géronimo devait mourir avant le 4 septembre…
Ce 31 août ils l’ont exécuté dans des conditions ignobles, un véritable supplice pour l’animal et pour son entourage.
Une escouade de 30 policiers est venue encadrer des hommes de mains en combinaison ridicule chargés du sale boulot (impossible d’imaginer que ce soient des vétérinaires qui ont manipulé un alpaga de cette manière !).
Ils ont arraché Géronimo à sa propriétaire sous les yeux des journalistes et des témoins impuissants et révoltés.
Ils ont enroulé autour de ses naseaux un licol de fortune qui l’empêchait de respirer (cette horrible photo va hanter tous ceux qui connaissent un peu les alpagas et la fragilité de leur nez).
Ils ont traîné sans ménagement le pauvre animal terrifié et hurlant (les videos de la scène ont inondé FB), jusqu’à un van où ils l’ont chargé en force, et où ils l’ont attaché très haut à un anneau, avec ce licol qui lui coupait la respiration, l’empêchant de se coucher alors qu’un alpaga voyage toujours couché.
Géronimo est-il mort dans le van avant d’arriver à destination, à cause de ce traitement inhumain, comme beaucoup le supposent ? Comment l’ont-ils sacrifié sur l’autel d’une science truquée ? On ne peut qu’imaginer la terreur vécue par le pauvre animal dans ses derniers moments, aux mains de bouchers insensibles et cruels totalement incompétents pour manipuler un alpaga de manière éthique, même au moment de l’envoyer à la mort.
L’administration a ensuite refusé que la vétérinaire de la propriétaire ou un témoin neutre assiste à l’autopsie pour s’assurer que les résultats ne seraient pas trafiqués : voyons, DEFRA ne peut pas perdre la face en découvrant devant témoin que Géronimo n’a aucune lésion de TB en lui, n’est-ce pas ?  Tout le monde se doute bien que la conclusion des analyses sera truquée.
Pour les éleveurs et propriétaires d’alpagas (et de lamas), au-delà d’une triste histoire, c’est une menace considérable qui se dessine : alors qu’en France les alpagas sont considérés jusque là comme quantité négligeable, méconnus de l’administration, que personne ne se soucie de faire appliquer le peu de règlementation existante et que le grand n’importe quoi règne dans l’élevage, une directive européenne à venir prévoit d’imposer bientôt une obligation de test tuberculose sur les petits camélidés.
Or en France, actuellement, seule la tuberculination cutanée bovine est utilisable. Chez les petits camélidés, du fait de leur métabolisme spécifique, ce test donne allègrement faux positifs et faux négatifs. On le sait, l’administration le sait. Autant dire que ce test n’a aucune valeur, et surtout qu’il véhicule une menace considérable : selon notre législation, en cas de test positif sur un individu, c’est tout le troupeau qui est abattu en prévention ! Vous imaginez un peu ?
Partout l’administration et les politiques se protègent, en prétendant oeuvrer pour le bien commun. Ils se moquent royalement de massacrer allègrement des animaux sains, pour peu que les apparences soient sauvegardées et qu’ils donnent l’illusion à une majorité de personnes mal informées de bien faire leur travail…
C’est maintenant qu’il faut bouger et s’organiser, pas quand une réglementation pondue par des fonctionnaires qui n’ont jamais approché un petit camélidé et ignorent tout de leurs particularités nous tombera dessus 🙁
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