CGV – ANIMAUX

Alpagas de KerLA – Conditions Générales

Vente & Pension des Alpagas

(révisées au 01/01/2020)

Les CGV qui s’appliquent sur tout contrat de vente ou de pension sont celles qui figurent sur la page à jour du site de l’élevage KerLA lors de la négociation de la vente ou de la pension : les CGV figurant sur une page WEB antérieure et non rafraîchie ne seront pas opposables. Le contrat de vente remis au client est basé sur ces CGV.

I –  CONDITIONS DE VENTE :

  1. La vente est réputée parfaite dès accord entre les parties sur le prix, matérialisé par la signature d’un engagement de réservation ou du contrat de vente, et le versement, selon les cas, d’un acompte ou du règlement intégral. La propriété de l’animal vendu est alors acquise de droit à l’Acheteur, sous réserve du règlement intégral du montant de la vente AVANT le départ de l’animal de l’élevage.
  2. Des cas particuliers peuvent entraîner le report du transfert de propriété du Vendeur à l’Acheteur : a) réservation un cria non encore sevré (le transfert de responsabilité dans ce cas intervient uniquement au sevrage à l’âge de 6 mois) –  b) réservation d’une femelle allaitante achetée sans son cria (le transfert de responsabilité n’intervient qu’au sevrage du cria, quand la femelle devient disponible) – c) réservation d’un mâle reproducteur disponible uniquement au terme d’une période de monte mentionnée au contrat – d) tout autre cas particulier précisé sur le contrat.
  3. Pour un animal disponible immédiatement, le départ de l’animal est entendu, sauf négociation, sous 15 jours francs.
  4. Si l’Acheteur demande un délai de plus de 15 jours pour prendre livraison de l’animal, un contrat de pension (gratuite ou payante, selon les cas) sera rédigé en annexe au contrat de vente, mais le solde du règlement doit dans tous les cas intervenir au plus tard sous 15 jours : l’Acheteur a alors propriété pleine et entière de l’animal, mais aussi toutes responsabilités.
  5. Pour un animal non disponible immédiatement (voir article I2), la date de disponibilité doit être mentionnée dans le contrat, et le règlement du solde devra se faire au plus tard à cette date : si l’Acheteur souhaite un délai supplémentaire pour la livraison de l’animal, un contrat de pension sera rédigé et des frais éventuels peuvent être demandés.
  6.  L’absence de règlement du solde à la date convenue pourra entraîner l’annulation de la vente de la part du Vendeur, sans restitution de l’acompte versé ou avec restitution partielle selon les cas.
  7. Dans le cas où une castration avant livraison serait convenue pour un mâle, celle-ci ne pourra se faire qu’après paiement intégral du prix de l’animal acheté, et sous la responsabilité pleine et entière de l’Acheteur concernant les frais opératoires et post-opératoires, ainsi que les risques. Un contrat de pension pour castration sera rédigé en ce sens.

 II – IDENTIFICATION et SANTÉ DES ANIMAUX VENDUS :

  1. Tous les animaux de l’élevage sont identifiés par transpondeur sous l’oreille gauche, inscrits au e-SIRECAM (registre français, obligatoire depuis le 1er juillet 2017).
  2. Le Vendeur s’engage à proposer un animal en bonne santé, à jour de ses vaccins et vermifuges. Il déclare que son élevage est indemne de toute maladie endémique et régulièrement suivi par un vétérinaire sanitaire, ainsi que par un vétérinaire ostéopathe.
  3.  Tous les animaux nés sur l’élevage sont auscultés par le vétérinaire lors de la pose de la puce dans leur première année, cette attestation de bonne santé figure sur leur fiche d’identification.
  4. Une visite vétérinaire d’achat n’est systématique qu’à partir d’un prix de vente unitaire de 2000€HT. Pour un animal d’un montant inférieur, elle sera faite à la demande de l’Acheteur et à ses frais – sauf accord spécifique. La visite doit avoir lieu dans l’élevage dans les 10 jours suivant la signature du contrat de vente, et la demande doit être mentionnée clairement par l’Acheteur dans les observations en regard de sa signature sur le contrat.
  5. Tout test vétérinaire souhaité par l’Acheteur est possible, à ses frais et par le vétérinaire de son choix. Ces tests (analyse copro, test BVD, tuberculose ou autre) doivent avoir lieu dans l’élevage dans les 10 jours suivant la signature du contrat de vente, et la demande doit être mentionnée clairement par l’Acheteur dans les observations en regard de sa signature sur le contrat.
  6. Visite vétérinaire et tests complémentaires sont suspensifs de la vente : s’ils suscitent des réserves importantes la vente pourra être annulée ou renégociée par l’Acheteur, et en cas d’annulation l’acompte versé sera restitué intégralement. Toutefois les frais vétérinaires et d’analyse, sauf accord particulier, resteront à la charge de l’Acheteur, et aucune compensation ne pourra être exigée par l’Acheteur, quel qu’en soit le résultat.
  7. Dans le cas particulier où sont demandés par l’Acheteur des actes vétérinaires pouvant mettre en danger la santé ou l’intégrité de l’animal (vaccination inhabituelle en vue de l’exportation, castration ou autre), le règlement intégral de la vente sera exigé avant leur réalisation, et dans ce cas risque et responsabilité incombent intégralement à l’Acheteur, aucun remboursement du prix de l’animal ne pourra être exigé en cas de problème de santé ou de décès résultant de ces actes vétérinaires.

III – GARANTIE :

  1. Il n’existe pas à l’heure actuelle de vice rédhibitoire concernant les petits camélidés, l’Acheteur ne dispose donc pas de délai de recours en garantie prévu par le code rural.
  2. Tout accident, toute erreur de manipulation, de soin, d’alimentation en cours de transport ou chez l’Acheteur excluent automatiquement toute responsabilité du Vendeur qui a délivré un animal bien soigné et en bonne santé.
  3. L’Acheteur déclare à l’achat avoir eu tous les renseignements nécessaires à la bonne gestion des petits camélidés, et connaître leurs besoins spécifiques, en particulier en matière d’alimentation. Il est conscient de la sensibilité de ces animaux au stress et n’ignore pas que le changement de lieu et d’alimentation, associé à des maladresses de manipulation, peut générer des soucis de santé (notamment un risque d’entérotoxémie, même chez un animal vacciné). La responsabilité du Vendeur ne pourrait être recherchée en cas de problème d’adaptation de l’animal à son nouveau lieu de vie.
  4. Le Vendeur reste en permanence disponible après la vente pour tout conseil et renseignement, par mail ou par téléphone, concernant les animaux et leur gestion.

IV – VENTE DE REPRODUCTEURS

  1. Dans le cas de la vente d’alpagas spécifiquement destinés à la reproduction (mention obligatoire sur le contrat), une garantie de fertilité peut être négociée au cas par cas.
  2. Pour une femelle, trop d’éléments indépendants du travail de l’Éleveur peuvent mener à l’infertilité pour qu’une garantie puisse être appliquée de manière systématique. Ainsi une femelle vivant en permanence avec un mâle risque des avortements répétés et à terme l’infertilité. De même une femelle présentée trop jeune au mâle, tombée malade, accidentée, ou ayant précédemment avorté présentera des risques d’infertilité dont le Vendeur ne peut être responsable. Un certificat vétérinaire détaillé sera demandé dans tous les cas. La garantie reposera sur les clauses du contrat de vente, et sur un accord de confiance entre les deux parties. Elle ne pourra s’appliquer que si l’Acheteur est un éleveur déclaré, pour un prix de vente unitaire supérieur à 2500€HT, et uniquement dans le cas d’une primipare.
  3. Pour un mâle, la garantie d’infertilité ne pourra s’appliquer qu’à partir d’un prix de vente de 1800€HT, et pas avant l’anniversaire de 4 ans. Le retour de l’alpaga chez le naisseur, ou bien sa castration avec certificat vétérinaire, sera obligatoire pour l’application de cette garantie. La valeur restituée sera fonction de l’état de santé de l’animal et de sa valeur résiduelle comme animal de loisir. Un échange ne sera possible que si un animal correspondant est disponible chez l’éleveur.

V – LIVRAISON :

  1. Par défaut, l’Acheteur prend ou fait prendre livraison de l’animal, sous sa responsabilité et à ses frais, à la date limite inscrite sur le contrat. Il lui appartient de s’assurer que le véhicule utilisé est adapté pour le transport.
  2. Si le Vendeur assure la livraison, les conditions seront négociées par un contrat spécifique. Cette livraison s’effectue sous la responsabilité entière de l’Acheteur en ce qui concerne l’animal transporté, le Vendeur n’étant tenu qu’à une obligation de moyens pour ce service qu’il rend.
  3. Le coût de la livraison est fixé dans le contrat de livraison, il est négocié en fonction du nombre d’animaux transportés, de la distance, des péages éventuels, de la complexité et de la durée de la livraison.
  4. Le Vendeur dispose d’un véhicule de livraison aux normes, agréé par la DSV, et il est titulaire du CAPTAV pour le transport des petits camélidés.

VI – PENSION :

  1. Dans tous les cas (pension gratuite ou payante) l’animal en pension fait l’objet d’un contrat écrit. Il reste à tout moment sous la responsabilité intégrale de son propriétaire.
  2. L’Eleveur assure les soins quotidiens, l’alimentation, veille au bien-être de l’animal, administre les vermifuges, vaccins, ou traitement prescrits, gère les saillies… Il a une obligation de moyens mais ne peut en aucun cas être tenu responsable de soucis de santé, de frais vétérinaires imprévus, d’accident ou de mortalité de l’animal en garde.
  3. L’Éleveur qui a un animal en garde avec contrat dispose d’une Responsabilité civile pour tout dégât ou accident que pourrait commettre cet animal sur autrui, mais aucun contrat ne permet de garantir la santé et la vie de l’animal lui-même, sauf dans certains cas précis prévus dans l’assurance de l’exploitation. Le Propriétaire est en informé, et il lui appartient de rechercher et souscrire une assurance maladie/mortalité individuelle pour son animal s’il le souhaite.

VII – RÈGLEMENT :

  1. Les conditions de règlement sont négociées lors de la signature du contrat. Le montant de l’acompte restera au Vendeur si la Vente est annulée pour quelque raison que ce soit (hormis réserve vétérinaire importante lors de la visite vétérinaire demandée par l’Acheteur – voir article II-6).
  2. Le solde doit être versé dans les conditions écrites sur le contrat, et dans tous les cas avant le départ de l’élevage. L’absence de règlement du solde à la date convenue peut entraîner l’annulation de la vente. Les documents de propriété pleine et entière ne seront transmis qu’une fois le règlement intégral effectué et encaissé.
  3. Des conditions particulières de règlement peuvent être négociées (délai d’encaissement, règlement fractionné sur plusieurs mois), elles seront dans ce cas mentionnées sur la facture.
  4. Le montant de la TVA est de 20% pour les acheteurs particuliers, et de 10% pour les éleveurs titulaires d’un SIRET.

VIII – DIVERS :

  1. A cause de la concurrence déloyale des particuliers et éleveurs amateurs non déclarés, et même de certains éleveurs professionnels qui vendent à perte parce qu’ils compensent cette perte par d’autres sources de revenus, le prix des alpagas de loisir s’est effondré et ne permet plus, bien souvent, de couvrir le coût de revient. Il n’est donc plus possible d’inclure systématiquement dans la vente des services coûteux pour l’Éleveur. Ces services sont désormais négociés au cas par cas en fonction du montant de la vente : certificat vétérinaire, tests sanitaires complémentaires, livraison à coût réduit, fourniture du licol, formation gratuite, saillie gratuite, etc…
  2. La formation gratuite d’1/2 journée pour 2 personnes au sein de l’élevage n’intervient que pour une vente d’un montant supérieur à 1000€HT.
  3. Pour les ventes à l’étranger, le coût des examens vétérinaires obligatoires pour l’exportation est intégralement à la charge de l’Acheteur, la vente doit être signée et réalisée (paiement intégral) en amont des tests et de la réalisation des éventuels vaccins obligatoires. Le Vendeur s’engage à annuler la vente dans le cas où le résultat d’un test bloquerait l’exportation, mais à la stricte condition que l’intégrité de l’animal et sa santé n’aient pas été mises en cause par ces tests (ex : réaction à un vaccin, accident lors d’un des tests, etc).

IX – LITIGES

  1. L’Éleveur s’engage à fournir des animaux solides et sains, mais les alpagas étant des êtres vivants, aucune garantie de vie longue et en bonne santé, de fertilité ou de stabilité du caractère ne peut être donnée. Son mode de vie, son alimentation, les manipulations chez l’Acheteur modifient considérablement les données de départ, et l’Éleveur ne peut en être tenu responsable.
  2. En cas de litige et d’impossibilité d’aboutir à un règlement à l’amiable, le seul tribunal compétent sera celui dont dépend géographiquement l’Élevage KerLA.

 

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Été indien

Chaque année je me dis qu’à l’automne, une fois les naissances terminées, j’aurai davantage de temps pour me consacrer aux travaux d’entretien de la ferme, au travail de la laine, aux déplacements que je reporte sans cesse…

Et puis chaque année à l’automne, le temps disponible semble se réduire, à l’aune de la durée du jour…

ROSÉE et son adorable THALIE, dernier cria de l’année

Plus de naissances pour cette année, certes (la dernière a eu lieu mi-octobre, ma belle Rosée a tenu à me faire patienter avant de me laisser découvrir l’adorable petite femelle blanche qu’elle concoctait), mais une multitude de travaux tous plus urgents les uns que les autres, en particulier sur les clôtures : 10 ans, c’est la moyenne de durée vie des piquets dans dans ce sol argileux… Et comme la plus grande partie des clôtures ont été posées à l’installation, tout se trouve à refaire en même temps.

Donc depuis 2 ans, ma priorité à l’automne et au printemps est de reprendre les clôtures, parc après parc. Sans main d’oeuvre et sans gros matériel, avec juste une cloche pour enfoncer les nouveaux piquets, autant dire que c’est un travail de longue haleine et épuisant. Mais je n’ai pas le choix.

Et comme chaque automne aussi, avec les accès de mauvais temps, des problèmes ou des insuffisances se révèlent au niveau des abris et des bâtiments : courants d’air, protection insuffisante, infiltration d’eau quand il pleut fortement… Il faut y remédier au cas par cas, pour le confort des animaux… Je sais ce que seront mes travaux hivernaux cette année ! Moi qui espérais pouvoir enfin me consacrer à des améliorations à l’intérieur de la maison, ce sera encore reporté 🙁  Je viens de passer le week-end dernier à remanier les pignons de l’écurie des filles, profitant de ce qu’il n’y avait pas de stage.

Car cette automne est aussi ponctuée par un nombre inhabituel de stages de 1 ou 2 jours : rattrapage des stages reportés par le COVID en 2020 et début 2021, mais aussi forte demande, aussi bien pour les stages de découverte des alpagas que pour les stages laine. Bien sûr je ne vais pas m’en plaindre : j’adore ces week-end d’échange et de convivialité, occasion de rencontres étonnantes et passionnantes. Ces journées de stage finissent souvent bien au-delà des horaires établis, et en conséquence je dois assurer les soins aux animaux très tôt et très tard dans la journée, et j’ai aussi un gros travail de nettoyage des écuries les lundis après les stages. C’est un rythme épuisant, mais tant que physiquement et moralement je m’en sens capable, je continue.

Et pour terminer avec les animaux, puisqu’ils sont le coeur de l’activité, sa raison d’être et aussi ma raison de vivre, il me fallait cet automne décider des alpagas à proposer à la vente. Des décisions toujours très difficiles à prendre. Si je le pouvais, je ne vendrais aucun d’entre eux, je le répète souvent. Mais je suis éleveur, j’ai des charges à payer, je dois vivre de mon activité… Je ne fais naître qu’un nombre d’animaux correspondant aux besoins de mon activité, je ne cherche surtout pas à multiplier les naissances, à produire inutilement et à vendre pour vendre, et par bonheur je travaille avec une clientèle qui s’informe, prend très au sérieux la qualité de vie à apporter aux alpagas, et mes loulous sont bien partout où ils vont, c’est essentiel pour moi.

Les partants de cette fin d’année sont les jeunes mâles que j’ai fait castrer à l’automne, tous à destination loisir dans de très bonnes maisons (en Vendée et en Aveyron), et des jeunes femelles qui partent rejoindre un élevage dans l’Allier. Pour les autres, on attendra le printemps 🙂

SAXO de la Montagne, né en juillet 2019, fils d’ARTEMIS du Fontenelle : un jeune entier très prometteur

Et je n’oublie pas de présenter le petit nouveau dans l’élevage, une arrivée imprévue liée à un concours de circonstances, mais tout à fait bienvenue : le magnifique Saxo de la Montagne, mâle de 2 ans 1/2 aux origines excellentes (fils du triple suprême champion Artémis du Fontenelle), qui je l’espère pourra commencer sa carrière de reproducteur au printemps 2022 🙂

 

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