Fibres brutes d’alpaga

FIBRES BRUTES D’ALPAGA

Je transforme artisanalement l’essentiel de ma production en fil de laine (filage main dans mon atelier ou filage en micro-filature française). Je propose toutefois à la vente des lots de fibre brute de qualité, soigneusement triée, identifiée avec le nom de l’animal producteur et l’analyse faite en labo après la tonte.

Comment commander ?

Contactez-moi par mail ou par téléphone pour m’expliquer la qualité de fibre que vous recherchez, en fonction de votre projet, et je vous enverrai un devis.

  • Pour la catégorie 1 (fibres de 14 à 24 microns et longueur minimum 7cm) : les prix sont en fonction des qualités intrinsèques de la toison : un échantillon de chaque toison est analysé en laboratoire après la tonte, et le prix de vente dépend de cette analyse et de l’appréciation de l’uniformité de la fibre lors du tri. Les tarifs sont de 50 à 90€HT du kg trié.
  • Pour la catégorie 2 (fibre des animaux plus âgés, ou fibre du cou, du ventre, des cuisses), je propose des lots à la demande (par 500g minimum), de 10€HT à 25€HT/kg selon la qualité. Ces fibres sont idéales pour le feutrage ou le rembourrage, et certaines peuvent être filées.

NOTE pour l’acheteur à la recherche de fibres d’alpagas :

Je vous invite à consulter ma page CONNAITRE LA FIBRE, vous comprendrez que toutes les toisons d’alpaga ne se valent pas, loin de là, et que connaître la qualité d’une toison grâce à son analyse évite bien des déceptions. Vendre « de l’alpaga » avec un tarif unique au kilo ou à la toison, comme on le voit hélas si souvent, est absurde : c’est encourager à produire des toisons épaisses, lourdes et donc plus rémunératrices que les toisons fines

Une toison n’est pas un sous-produit de l’alpaga qu’on brade juste pour éviter de la jeter ! Produire une belle fibre, c’est en principe la raison d’être d’un élevage d’alpagas, et tous les efforts de l’éleveur sont tournés vers l’amélioration permanente de la qualité des toisons tout autant que du modèle et du caractère de ses animaux, avec une éthique d’élevage rigoureuse et coûteuse.

Je ne vends pas de la fibre d’alpaga de première catégorie à 20€/kg tout simplement parce que ce prix ne couvre même pas le coût de la tonte, ça n’a aucun sens. L’attente de prix toujours plus bas est typique de notre société déconnectée des réalités et de l’éthique d’une production locale bien menée.

Je comprends que demander 80 ou 90€HT pour un kilo d’excellente toison prête à filer puisse paraître « exorbitant » au néophyte qui n’a aucune idée du travail fourni en amont pour obtenir cette précieuse toison de quelques centaines de grammes… Même vendue à ce prix, elle est loin d’amortir les investissements et le temps de travail de l’éleveur, le coût de la tonte et de l’entretien de l’animal producteur…

Un alpaga n’offre qu’entre 1 et 2kg de fibre de première catégorie chaque année, selon son âge et sa densité, rarement plus, avec une diminution progressive de la qualité du poil au fil des ans : les jeunes producteurs de bonne fibre permettent donc, en outre, l’entretien de ceux qui prennent de l’âge, puisque nos animaux ont le bonheur de vieillir et prendre leur retraite dans nos élevages.

Le paradoxe est que, comme d’autres,  j’élève mes alpagas pour leur laine avant tout, pourtant le produit de la laine dans mes revenus est anecdotique parce que le marché est inondé de toisons bradées par des éleveurs qui s’en débarrassent littéralement, même parfois après avoir investi de fortes sommes dans des reproducteurs encensés… pour leur qualité de laine !!! …

La fibre brute, actuellement, ne se vend que si elle est quasiment donnée, et les coûts de transformation en fil ou produits finis ne laissent guère de marge au producteur s’il veut travailler avec des partenaires locaux et légaux – c’est-à-dire pas au black comme c’est le cas pour un grand nombre :(.

Il est temps, si on veut créer une filière viable, d’expliquer qu’une fibre de qualité a un prix de revient, doit faire vivre son producteur, et de réfléchir à des prix de vente cohérents, comme a su le faire la filière du mohair, par exemple.

 

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Déjà l’automne…

Comme toujours le temps file trop vite, mon dernier post date déjà de 5 semaines et l’été s’est envolé dans la pluie et la tempête de ces derniers jours… Difficile de tenir le site à jour avec les travaux qui m’accaparent sur la ferme, je n’en vois jamais le bout !

TAZZ, le bébé de Reine, né à 10 mois 1/2 : une minuscule crevette de 4,1kg !

Les naissances sont presque terminées, je n’attends plus que Rosée qui s’offre le plaisir d’une gestation de longueur classique, alors que Tazz, le cria de Reine dont la gestation a pourtant débuté le même jour que Rosée, a fêté hier ses 15 jours ! Mais ce petit bonhomme était très prématuré et sa survie n’était pas assurée pendant les 2 premiers jours. Alors à tout prendre je préfère patienter et avoir un cria à terme et d’un poids viable, il y a déjà suffisamment de soucis potentiels autour des mise-bas. Surtout cette année !

L’automne, ce sont aussi les stages qui reprennent : stages de découverte de la laine, et stages sur les alpagas. Toujours de très bon moments 🙂 Je retrouve le plaisir de transmettre (eh oui, 25 ans d’enseignement, ça laisse des traces…), et j’ai la chance, depuis 6 années que je propose ces formations sur la ferme, de n’avoir reçu que des personnes motivées et sympas, d’avoir vécu de belles expériences et même d’avoir lié des amitiés !

Le dernier week-end de septembre, par exemple, chouette stage de deux jours sur les alpagas (découverte et approfondissement), avec 7 participants. La météo capricieuse a juste impliqué quelques changements dans l’ordre du programme pour passer entre les gouttes pour les activités en extérieur.

Je place la plupart de mes stages en début de printemps et à l’automne afin de ne pas trop empiéter sur la saison des naissances, car il est compliqué de consacrer des journées entières aux stagiaires quand les mamans et les bébés demandent une attention accrue. Étant seule sur la ferme, je ne peux être partout en même temps et je dois donc privilégier les activités d’élevage entre fin avril et mi-septembre. Raison pour laquelle aussi je ne fais quasiment plus de visites de simple découverte de la ferme, car les demandes sont concentrées sur la période où il m’est difficile d’être disponible, et c’est très chronophage.

Mais c’est parfois difficile de faire accepter ces contraintes aux personnes qui souhaitent visiter, de leur faire comprendre que je tiens un élevage et non un zoo ou un parc d’attraction pour les enfants… Il m’arrive même parfois de me faire agresser verbalement parce que je ne peux faire visiter mon élevage à la demande ! Drôle de monde quand même 🙁

 

 

 

 

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