ÉCHEVEAUX et PELOTES

RÉALISER ÉCHEVEAUX ET PELOTES

Écheveaux et pelotes sont la dernière étape de la réalisation d’un fil :

  • l’écheveau permet de laver la fibre et bloquer la torsion, puis de stocker le fil
  •  la pelote permet d’utiliser le fil (tricoter, crocheter ou tisse).

La bobine de fil préparée sur le rouet est mise en écheveau à l’aide d’un dévidoir (ou écheveaudoir) :

 

Il en existe de plusieurs types, du niddy-noddy (simple mandrin très pratique) au majestueux écheveaudoir à bras en bois, en passant par les dévidoirs en parapluie ou à manivelle que l’on trouve facilement dans les brocantes.

Les écheveaudoirs en plastique vendus sur certains sites ont un prix très modique, mais ils se déforment et le résultat n’est pas très satisfaisant.

Le diamètre de chaque tour de fil sur le dévidoir étant connu, on peut facilement établir la longueur approximative de fil de chaque écheveau.

Quand tout le fil de la bobine a été transféré sur le dévidoir, on le noue avec des brins de laine en 4 points minimum, puis on le retire du dévidoir pour l’étape du blocage.

L’écheveau doit être humidifié pour fixer la torsion : il est juste passé à la vapeur si un lavage avant filage a été fait, sinon il est lavé délicatement.

Echeveaux et pelotesL’écheveau est ensuite suspendu pour sécher, parfois avec un poids pour tendre le fil (selon l’effet que l’on veut obtenir).

Une fois sec, l’écheveau est tordu sur lui-même pour être stocké. Il est préférable de garder la laine en écheveau si on ne compte pas l’utiliser rapidement, car la mise en pelote exerce une tension qui peut abîmer la fibre.

Les écheveaux filés main ne peuvent avoir un poids standard comme les pelotes industrielles du commerce, il est très difficile de les calibrer au gramme près, c’est pourquoi le tarif est en général fixé aux 100g et le prix de vente est calculé au prorata du poids réel.

 

 

 

 

 

 

Pour tricoter ou tisser, il faut mettre l’écheveau en pelote : on le repositionne sur l’écheveaudoir, et on utilise un bobinoir pour créer la pelote :

Echeveaux et pelotes

Mise en pelote sur le bobinoir

Echeveaux et pelotesEcheveaux et pelotes
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Été indien

Chaque année je me dis qu’à l’automne, une fois les naissances terminées, j’aurai davantage de temps pour me consacrer aux travaux d’entretien de la ferme, au travail de la laine, aux déplacements que je reporte sans cesse…

Et puis chaque année à l’automne, le temps disponible semble se réduire, à l’aune de la durée du jour…

ROSÉE et son adorable THALIE, dernier cria de l’année

Plus de naissances pour cette année, certes (la dernière a eu lieu mi-octobre, ma belle Rosée a tenu à me faire patienter avant de me laisser découvrir l’adorable petite femelle blanche qu’elle concoctait), mais une multitude de travaux tous plus urgents les uns que les autres, en particulier sur les clôtures : 10 ans, c’est la moyenne de durée vie des piquets dans dans ce sol argileux… Et comme la plus grande partie des clôtures ont été posées à l’installation, tout se trouve à refaire en même temps.

Donc depuis 2 ans, ma priorité à l’automne et au printemps est de reprendre les clôtures, parc après parc. Sans main d’oeuvre et sans gros matériel, avec juste une cloche pour enfoncer les nouveaux piquets, autant dire que c’est un travail de longue haleine et épuisant. Mais je n’ai pas le choix.

Et comme chaque automne aussi, avec les accès de mauvais temps, des problèmes ou des insuffisances se révèlent au niveau des abris et des bâtiments : courants d’air, protection insuffisante, infiltration d’eau quand il pleut fortement… Il faut y remédier au cas par cas, pour le confort des animaux… Je sais ce que seront mes travaux hivernaux cette année ! Moi qui espérais pouvoir enfin me consacrer à des améliorations à l’intérieur de la maison, ce sera encore reporté 🙁  Je viens de passer le week-end dernier à remanier les pignons de l’écurie des filles, profitant de ce qu’il n’y avait pas de stage.

Car cette automne est aussi ponctuée par un nombre inhabituel de stages de 1 ou 2 jours : rattrapage des stages reportés par le COVID en 2020 et début 2021, mais aussi forte demande, aussi bien pour les stages de découverte des alpagas que pour les stages laine. Bien sûr je ne vais pas m’en plaindre : j’adore ces week-end d’échange et de convivialité, occasion de rencontres étonnantes et passionnantes. Ces journées de stage finissent souvent bien au-delà des horaires établis, et en conséquence je dois assurer les soins aux animaux très tôt et très tard dans la journée, et j’ai aussi un gros travail de nettoyage des écuries les lundis après les stages. C’est un rythme épuisant, mais tant que physiquement et moralement je m’en sens capable, je continue.

Et pour terminer avec les animaux, puisqu’ils sont le coeur de l’activité, sa raison d’être et aussi ma raison de vivre, il me fallait cet automne décider des alpagas à proposer à la vente. Des décisions toujours très difficiles à prendre. Si je le pouvais, je ne vendrais aucun d’entre eux, je le répète souvent. Mais je suis éleveur, j’ai des charges à payer, je dois vivre de mon activité… Je ne fais naître qu’un nombre d’animaux correspondant aux besoins de mon activité, je ne cherche surtout pas à multiplier les naissances, à produire inutilement et à vendre pour vendre, et par bonheur je travaille avec une clientèle qui s’informe, prend très au sérieux la qualité de vie à apporter aux alpagas, et mes loulous sont bien partout où ils vont, c’est essentiel pour moi.

Les partants de cette fin d’année sont les jeunes mâles que j’ai fait castrer à l’automne, tous à destination loisir dans de très bonnes maisons (en Vendée et en Aveyron), et des jeunes femelles qui partent rejoindre un élevage dans l’Allier. Pour les autres, on attendra le printemps 🙂

SAXO de la Montagne, né en juillet 2019, fils d’ARTEMIS du Fontenelle : un jeune entier très prometteur

Et je n’oublie pas de présenter le petit nouveau dans l’élevage, une arrivée imprévue liée à un concours de circonstances, mais tout à fait bienvenue : le magnifique Saxo de la Montagne, mâle de 2 ans 1/2 aux origines excellentes (fils du triple suprême champion Artémis du Fontenelle), qui je l’espère pourra commencer sa carrière de reproducteur au printemps 2022 🙂

 

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