A PROPOS… de mon métier d’éleveur

Réflexion sur mon métier d’éleveur d’alpagas

Cette page est un ensemble de réflexions personnelles sur ma vision de ce métier d’éleveur, les soucis rencontrés mais aussi les satisfactions qui me poussent à continuer.

Je la remanie régulièrement, il n’y a aucun objectif didactique, n’y cherchez pas une méthode pour devenir éleveur, des recettes ou des réponses à vos propres situations 😉  Je veux juste témoigner de mon expérience à travers ce blog.

    Merci à tous ceux qui me lisent et qui me font des retours par messages très sympathiques et touchants, c’est toujours un grand bonheur de prendre connaissance de ces messages.

     En 2012, donc, je suis passée volontairement du confortable statut de fonctionnaire de l’Education nationale à celui beaucoup plus aléatoire d’éleveur professionnel de petits camélidés… Animaux quasi-inconnus de l’administration, sans statut agricole clair, sans case dédiée au niveau comptable, sans studbook, sans prophylaxie, sans règlementation adaptée pour protéger un minimum les éleveurs qui en font leur métier, avec les charges incompressibles d’une exploitation agricole et une TVA injuste qui bondit de 5,5 à 20% après seulement 2 ans d’installation… Bref, un grand saut dans l’inconnu !

      Je m’étais donné 5 ans pour voir si le projet était viable… et j’entre en 2021 dans ma 10e année d’élevage ! Pas facile tous les jours, je l’avoue, et je me pose régulièrement la question du bien-fondé de la poursuite de mon activité… Je n’ai pas pris une journée de vacances depuis mon installation, je me consacre 24h sur 24 à ma ferme, quasiment sans aide sauf quelques amis fidèles, un salarié en TESA de temps à autre, et parfois des stagiaires.

      J’assure seule tous les soins quotidiens et les manipulations des animaux, y compris vermifugation, injections, saillies, mise-bas (il n’y a que pour la tonte et pour faire les ongles que je sollicite de l’aide)… Je travaille ma laine à mes rares moments perdus, je passe des heures parfois la nuit sur Internet pour trouver sur les sites anglo-saxons des réponses à des questions vétérinaires ou pour approfondir mes connaissances, car les publications en français sont très rares.

    Et hélas la coopération et la solidarité entre éleveurs n’est qu’un mot vide de sens..Dans tous les milieux d’élevage, hélas, se jalouser, se mépriser et se tirer dans les pattes est une règle. Les amitiés qu’on croit solides se trouvent parfois battues en brèche par des « intérêts supérieurs », j’ai été longue à le comprendre, dans ma naïveté, et je viens d’en faire une très, très amère expérience…

    Par bonheur les satisfactions l’emportent encore sur les difficultés, j’adore ce que je fais, c’est un mode de vie bien plus qu’un métier. Il faut accepter de se contenter de peu, avoir une bonne résistance physique, être volontaire et autonome, bricoler suffisamment pour se dépatouiller des inévitables problèmes matériels quotidiens et réduire les coûts d’infrastructure, ne pas avoir peur des journées sans fin, savoir encaisser les coups durs et le stress intense sans craquer, accepter d’emprunter les montagnes russes émotionnelles liées à tout élevage : des moments merveilleux mais aussi des moments terriblement durs…

      Je me consacre à temps plein à mes animaux, leur élevage est ma seule source de revenus, avec les compléments apportés par le travail de la laine et les formations. Il ne m’est pas possible, seule, de diversifier mon activité pour avoir d’autres sources de revenus, car c’est un travail à temps complet de gérer correctement une ferme en rénovation permanente et un troupeau de plus de 70 alpagas !

     Suivant les années j’ai entre 15 et 25 naissances, pas davantage car je veux pouvoir assurer au mieux le suivi des gestations et des crias. Quand je précise cela alors que j’ai environ 70 alpagas sur la ferme, on me regarde d’un air incrédule… Pourquoi avoir autant d’alpagas alors ?

    Une moyenne de 20 naissances/an, si l’on travaille avec éthique et qu’on se soucie de varier les génétiques et de voir comment évoluent les jeunes, cela suppose l’entretien d’un nombre important d’alpagas :

  • 35/40 femelles, car il faut inclure les retraitées, les futures reproductrices (pas de saillie avant 2 ans), les femelles qui ont échoué leur gestation telle année mais auront un cria l’année suivante si tout va bien…
  • 15/20 mâles, avec une palette de reproducteurs pour varier la génétique et travailler par les croisements à l’amélioration de la fibre et de la morphologie des nouvelles générations, et bien sûr les jeunes mâles prometteurs de 1 à 3 ans qui restent sur l’élevage pour y grandir (la qualité d’un mâle ne peut s’apprécier avec justesse qu’une fois adulte, et avec au moins 3 tonte pour juger l’évolution de sa fibre).
  • et la vingtaine de cria de l’année…

      Cela représente donc du monde à entretenir et soigner !

      La beauté de cet élevage, c’est qu’il n’y a par bonheur pas de « réforme » pour les animaux, comme on dit pudiquement dans les autres espèces animales (en un mot : l’abattoir pour l’animal improductif ou trop vieux !). On ne mange pas les alpagas en France, sinon d’ailleurs je n’en élèverais pas ! Donc les femelles infertiles et retraitées restent dans le troupeau, elles y ont d’ailleurs leur rôle, par exemple en jouant les nounous pour les crias. Evidemment leur coût d’entretien est lissé sur les charges globales, et se retrouve imputé sur les prix de vente des animaux : donc quand vous achetez des alpagas, questionnez aussi l’éleveur sur son éthique par rapport à l’avenir de ses animaux et la gestion de ses retraités… Vous aurez des surprises.

       Bien sûr parfois un/une retraité trouve une nouvelle maison, comme ma jolie femelle  handicapée Olympe, qui a accompagné deux copines dans leur nouvelle vie début 2021, mais certains animaux ne sont pas plaçables, parce trop vieux, ou avec un souci trop grave : ainsi j’ai dans mon troupeau une « monstruosité », une gentille femelle atteinte depuis des années d’une maladie auto-immune qui lui donne un physique éléphantesque (et que bien des éleveurs auraient sans doute euthanasiée depuis longtemps parce qu’elle dépare le troupeau devant les visiteurs…).

     Élever correctement des alpagas implique beaucoup de temps de travail. Je ne lâche pas un mâle dans le troupeau pendant 3 mois pour préparer mes naissances ! Les mariages se font entre animaux qui s’apportent mutuellement des éléments d’amélioration (de la fibre, du modèle, du caractère…). Donc les saillies se font une à une, en main, avec la présentation répétée de chaque femelle pendant plusieurs semaines pour s’assurer du succès de la gestation…. C’est là que le travail d’éleveur se différencie du travail de simple « producteur » qui marie deux alpagas juste parce qu’il a un mâle et une femelle sous la main… Il faut s’intéresser à la génétique, à la transmission du caractère et du modèle, faire des analyses de fibre, avoir une vision sur 5 ans des objectifs d’amélioration du troupeau, surtout quand on travaille avec des moyens financiers modestes, qui ne permettent pas d’acheter très cher des reproducteurs d’élite (qui font gagner des années de travail à ceux qui ont le bonheur de pouvoir s’en acheter).

     Les naissances s’étalent sur pratiquement 6 mois de l’année, d’avril/mai à septembre, à cause de l’élasticité de la durée des gestations, de la disponibilité des mâles, et des fréquents échecs de début de gestation : une femelle peut commencer une gestation au printemps et ‘couler’ facilement dans les 3 premiers mois, il faut la tester régulièrement jusqu’en fin de saison, et recommencer parfois une saillie en août ou en septembre ! Cette saison des naissances est une période de surveillance permanente, d’attente et d’anxiété pendant laquelle, pour ma part, étant seule à gérer, je ne prends aucun rdv extérieur, je m’absente juste pour des courses rapides !

     Quasiment un confinement 6 mois sur 12 !  😉

     Et une fois les crias nés et en bonne santé, il faut en assurer un suivi attentif pendant 7 mois environ, jusqu’au sevrage, et ensuite les éduquer patiemment, sélectionner ceux qu’on veut garder et ceux qu’on propose à la vente (souvent à contrecoeur, mais il faut rentrer de l’argent pour payer les charges). Et c’est là que le bât blesse, d’ailleurs : le marché parallèle des particuliers et des éleveurs amateurs bat son plein, on se retrouve face à des offres de vente à des prix ridicules, sur le Bon Coin notamment, sans respect de la règlementation, face à un public d’acheteurs souvent mal informé qui voit d’abord et avant tout le prix.

     Un éleveur sérieux propose une fourchette de prix de vente basée sur la génétique des animaux, leur sexe, leur âge, leur fibre, leur caractère, leur potentiel de reproducteur. Mais il y a un prix plancher en-dessous duquel on vend à perte, parce qu’il y a un coût d’élevage incompressible si l’éleveur fait bien son travail ! Chaque alpaga de l’élevage, qu’il soit de qualité supérieure ou destiné au loisir, est suivi, soigné, manipulé, éduqué au licol, marché en longe, examiné par le vétérinaire quand c’est nécessaire et à la vente, pucé, et enregistré, et  bénéficie d’un suivi après-vente permanent de la part de son vendeur…

     Un ‘éleveur’ qui vend sciemment à perte, juste pour vider ses pâtures au sevrage et attirer le client, parce qu’il se rattrape sur d’autres sources de revenus, fait preuve d’une vision à très court terme et contribue à dégrader la situation de l’élevage professionnel déjà bien précaire en France. Fonctionner ainsi, ce n’est pas être éleveur, c’est être producteur ou maquignon !

      Au fil des années de plus en plus d’éleveurs amateurs ou de particuliers produisent et vendent des alpagas pour arrondir leurs fins de mois. Ce serait un moindre mal si les prix étaient raisonnés pour ne pas casser le marché, les revenus déclarés comme il se doit (car soyons francs, le monde de l’alpaga, c’est le règne du marché noir), si une garantie sanitaire, un minimum d’éducation des animaux et un suivi après-vente étaient obligatoires et assurés par le vendeur !

     Hormis la concurrence économique rude et déloyale qu’elle implique, cette situation a une autre conséquence pénible pour les éleveurs professionnels : nous recevons souvent des appels à l’aide venant de personnes qui, après avoir acheté lamas ou alpagas à bas prix à un maquignon, comptent tout naturellement sur l’aide d’un éleveur pour faire le service après-vente et résoudre leurs problèmes, leur vendeur ayant fermé la porte dès le règlement encaissé : gros soucis de santé, manque d’éducation, troubles du comportement (le problème le plus fréquent étant les mâles imprégnés, que les gens bradent, voire donnent, pour s’en débarrasser au plus vite)…

    J’ai fait ces dernières années le maximum pour répondre à ces demandes venant d’inconnus, pour aider, je donnais volontiers des infos, dans de longs échanges par téléphone ou écrits, parfois d’ailleurs avec beaucoup d’amertume car cette aide est le plus souvent considérée comme un dû, n’est pas toujours demandée de manière aimable, et le simple remerciement est rare.

     Et puis en décembre 2019 j’ai pris une belle claque qui a modifié ma position face aux personnes qui me sollicitent pour leurs lamas ou alpagas… Je ne réponds désormais aux questions que par téléphone, pour les cas d’urgence. Sinon j’invite les gens à contacter leur vendeur, ou se former sur un stage chez un éleveur. Terminées les longues réponses aux questions par mail ou Messenger (d’autant que souvent la plupart des réponses se trouvent sur mon site, mais il faut prendre la peine de lire : je me permets donc dans ce cas d’envoyer le lien vers la page concernée).

    C’est assez hallucinant de voir combien certaines personnes n’ont aucun scrupule à vous soumettre toute une liste de questions par écrit ! Parfois je craque et je réponds quand même… et bingo, une fois sur deux c’est pareil, aucun remerciement… Exemple début juin 2020, ce monsieur qui me pose plein de questions par mail sur le matériel de tonte : j’ai la faiblesse de lui répondre de manière détaillée… J’attends toujours son « merci »… Je dois être vieux jeu et dépassée, ça ne se fait plus visiblement dans notre société du « tout, tout de suite » et du « j’ai droit à »…

    Heureusement qu’il y a aussi des contacts formidables, des gens très positifs et respectueux du travail des autres, des clients fantastiques devenus des amis… Je reçois de très beaux messages de remerciement pour les informations que je donne sur mon site, de très beaux courriers de reconnaissance de mon travail d’éleveur, de la part d’inconnus qui reconnaissent et partagent ma passion de la nature et des animaux, et ça fait chaud au coeur ! Ce sont ces personnes chaleureuses et/ou reconnaissantes qui me donnent envie de continuer et de partager, ces inconnus aux écrits empathiques pour lesquels je transgresse volontiers ma règle de ne plus répondre par mail…

    Merci mille fois à vous !

**

Récit d’une triste expérience que j’essaie d’oublier, mais qui me revient à l’esprit chaque fois que me tombe sous les yeux la note des avis publics de mon élevage sur Facebook, dégradée par la seule intervention d’une personne à laquelle j’ai pourtant consacré du temps, de longues explications écrites, et qui a menti effrontément dans son témoignage…

Cette jeune dame d’Ille et Vilaine me contacte par Messenger à l’automne 2018 en me disant qu’elle souhaite acheter un alpaga mâle pour monter un petit élevage. Je réponds longuement à ses questions pendant 3 mois… et puis plus de nouvelles pendant plus d’un an, alors que j’avais fini mon dernier post par une question…

Jusqu’à début décembre 2019 où elle reprend contact en soirée pour me dire en un court message deux choses : qu’elle songe à acheter une femelle, et me demander ce que je donne à manger à mes alpagas en hiver… C’est tout ! Je n’ai pas pu lui répondre dans les 24h, alors elle me relance impoliment… Je lui fais remarquer (poliment) que je ne peux pas être à la disposition immédiate des gens qui me contactent, hormis le suivi de mes clients pour lequel je suis très réactive, d’autant que sa question sur l’alimentation ne reflétait, par sa formulation, aucun caractère d’urgence.

Malheur à moi, que n’avais-je pas écrit là !!!

Cette pauvre fille s’est jetée sur ma page d’élevage Facebook pour rédiger un avis détestable et mensonger, suivi d’une succession de posts avec de fausses accusations, comme avoir causé la mort de sa petite femelle alpaga par mon refus de la renseigner – femelle dont jamais elle n’avait jamais parlé, j’ignorais totalement qu’elle avait des alpagas puisqu’elle venait de m’écrire qu’elle songeait à en acheter !!! 

Des amis et clients m’ont soutenue dans ce long échange public avec cette peste, j’étais à deux doigts de porter plainte pour diffamation, mais hélas le mal était fait, et bien sûr la politique de FB ne permet pas de faire enlever ce type d’avis totalement injustifié. Vous pouvez aller y jeter un oeil si le coeur vous en dit, ça vaut le coup…

 

Retour Elevage KerLA

 

 

 

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Été indien

Chaque année je me dis qu’à l’automne, une fois les naissances terminées, j’aurai davantage de temps pour me consacrer aux travaux d’entretien de la ferme, au travail de la laine, aux déplacements que je reporte sans cesse…

Et puis chaque année à l’automne, le temps disponible semble se réduire, à l’aune de la durée du jour…

ROSÉE et son adorable THALIE, dernier cria de l’année

Plus de naissances pour cette année, certes (la dernière a eu lieu mi-octobre, ma belle Rosée a tenu à me faire patienter avant de me laisser découvrir l’adorable petite femelle blanche qu’elle concoctait), mais une multitude de travaux tous plus urgents les uns que les autres, en particulier sur les clôtures : 10 ans, c’est la moyenne de durée vie des piquets dans dans ce sol argileux… Et comme la plus grande partie des clôtures ont été posées à l’installation, tout se trouve à refaire en même temps.

Donc depuis 2 ans, ma priorité à l’automne et au printemps est de reprendre les clôtures, parc après parc. Sans main d’oeuvre et sans gros matériel, avec juste une cloche pour enfoncer les nouveaux piquets, autant dire que c’est un travail de longue haleine et épuisant. Mais je n’ai pas le choix.

Et comme chaque automne aussi, avec les accès de mauvais temps, des problèmes ou des insuffisances se révèlent au niveau des abris et des bâtiments : courants d’air, protection insuffisante, infiltration d’eau quand il pleut fortement… Il faut y remédier au cas par cas, pour le confort des animaux… Je sais ce que seront mes travaux hivernaux cette année ! Moi qui espérais pouvoir enfin me consacrer à des améliorations à l’intérieur de la maison, ce sera encore reporté 🙁  Je viens de passer le week-end dernier à remanier les pignons de l’écurie des filles, profitant de ce qu’il n’y avait pas de stage.

Car cette automne est aussi ponctuée par un nombre inhabituel de stages de 1 ou 2 jours : rattrapage des stages reportés par le COVID en 2020 et début 2021, mais aussi forte demande, aussi bien pour les stages de découverte des alpagas que pour les stages laine. Bien sûr je ne vais pas m’en plaindre : j’adore ces week-end d’échange et de convivialité, occasion de rencontres étonnantes et passionnantes. Ces journées de stage finissent souvent bien au-delà des horaires établis, et en conséquence je dois assurer les soins aux animaux très tôt et très tard dans la journée, et j’ai aussi un gros travail de nettoyage des écuries les lundis après les stages. C’est un rythme épuisant, mais tant que physiquement et moralement je m’en sens capable, je continue.

Et pour terminer avec les animaux, puisqu’ils sont le coeur de l’activité, sa raison d’être et aussi ma raison de vivre, il me fallait cet automne décider des alpagas à proposer à la vente. Des décisions toujours très difficiles à prendre. Si je le pouvais, je ne vendrais aucun d’entre eux, je le répète souvent. Mais je suis éleveur, j’ai des charges à payer, je dois vivre de mon activité… Je ne fais naître qu’un nombre d’animaux correspondant aux besoins de mon activité, je ne cherche surtout pas à multiplier les naissances, à produire inutilement et à vendre pour vendre, et par bonheur je travaille avec une clientèle qui s’informe, prend très au sérieux la qualité de vie à apporter aux alpagas, et mes loulous sont bien partout où ils vont, c’est essentiel pour moi.

Les partants de cette fin d’année sont les jeunes mâles que j’ai fait castrer à l’automne, tous à destination loisir dans de très bonnes maisons (en Vendée et en Aveyron), et des jeunes femelles qui partent rejoindre un élevage dans l’Allier. Pour les autres, on attendra le printemps 🙂

SAXO de la Montagne, né en juillet 2019, fils d’ARTEMIS du Fontenelle : un jeune entier très prometteur

Et je n’oublie pas de présenter le petit nouveau dans l’élevage, une arrivée imprévue liée à un concours de circonstances, mais tout à fait bienvenue : le magnifique Saxo de la Montagne, mâle de 2 ans 1/2 aux origines excellentes (fils du triple suprême champion Artémis du Fontenelle), qui je l’espère pourra commencer sa carrière de reproducteur au printemps 2022 🙂

 

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