Élevage d'alpagas de qualité, au coeur du bocage mayennais
LA BOUTIQUE LAINES D’ALPAGA
Bienvenue sur la boutique
LES LAINES de KerLA
Vente de toisons et de laines d'alpaga
100% produites par les alpagas de KerLA
La boutique fait peau neuve en 2026, avec de nouveaux arrivages de fils de micro-filature, et une offre de fils filés main au rouet dans mon atelier. Une boutique en ligne devrait également être bientôt opérationnelle. Je vous propose toujours, à la demande, un grand choix de toisons soigneusement triées, en catégories 1 et 2, pour vos travaux de filage et de feutrage.
Vous ne trouverez dans ma boutique aucun produit d’importation (laines étrangères, peluches ou autres babioles chinoises) : je propose uniquement des fibres et articles issus des alpagas de KerLA, avec traçabilité de l’alpaga producteur. Toutes mes fibres sont produites et transformées de manière éthique et responsable, dans le souci du bien-être animal et le respect des éleveurs français.
Pour visiter la boutique : Cliquez sur chaque catégorie d’articles :
Pour passer commande : Il suffit deme contacter (par mail ou par téléphone), je vous transmets un devis sous 48h. J’expédie la commande à réception du règlement (par virement ou chèque), ou dans un délai convenu s’il s’agit d’un article à réaliser. Voir lesConditions Générales de Vente.
Je vous propose des laines produites par des animaux bien soignés, aux conditions de vie optimales, qui ne sont en aucun cas destinés à la consommation et qui vivent toute leur vie à la ferme… Des laines identifiées, saines, résistantes, non altérées par les traitements chimiques… Des laines qui n’ont pas traversé la moitié du monde, et qui ont été transformées en micro-filature artisanale ou à la main… Des laines qui peuvent être associées à chaque animal producteur et sont accompagnées de leur analyse de laboratoire faite chaque année.
C’est une démarche artisanale et d’économie locale dont je suis fière. Mais cette démarche a un coût incompressible (même si je ne compte pas mon temps), et mes tarifs sont forcément plus élevés que ceux des laines d’importation, et des laines transformées industriellement.
Vivre d’une activité d’élevage, c’est inévitablement accepter de voir partir vers d’autres lieux les animaux qu’ont a fait naître et qu’on a chouchoutés.
Ces dernières semaines, 2 femelles gestantes ont rejoint les pâtures bretonnes d’un éleveur, et 2 duos de jeunes mâles castrés ont été accueillis dans leurs nouvelles familles et leurs copains castrés déjà sur place.
Ces départs sont loin d’être faciles à vivre, mais avec de la rigueur et de la sélectivité face aux demandes, la plupart du temps ce sont de belles rencontres et des familles sérieuses (particuliers ou éleveurs) qui accueillent les loulous, et me donnent des nouvelles ensuite.
BALTIK et BELLINO
D’office j’écarte toutes les demandes d’animaux « pour faire un cadeau », sauf si le destinataire vient lui-même choisir et se former, ainsi que les demandes se résumant à la recherche d’une peluche à cajoler ou d’un jouet pour les enfants : l’image de l’alpaga peluche a hélas fait énormément de mal, et les « éleveurs » qui se montrent avec des crias dans les bras ou faisant de gros câlins n’y sont pas pour rien.
J’écarte aussi les demandes impolies, sèches, désagréables, les personnes qui prennent de haut mes questions légitimes sur les conditions d’accueil des animaux et sur leur connaissance des alpagas : non, avoir des moutons depuis 10 ans n’implique pas du tout la capacité à s’occuper correctement d’alpagas ! (je dirais même « au contraire », car appliquer aux alpagas les soins donnés aux moutons, c’est aller vers de gros soucis). Et non un alpaga qui vit seul avec un copain bouc ou bélier ne sera pas heureux. Et non, un mâle castré avec une femelle, ce n’est pas éthique (même si parfois « ça marche », le principe de précaution doit s’appliquer car la femelle peut en pâtir gravement).
J’écarte aussi toutes les demandes visant à acquérir des reproducteurs « pour s’amuser à faire naître ». Aux particuliers, je ne vends que des mâles castrés, ou, si le feeling est bon, des femelles écartées de la reproduction : pour ces dernières je suis très inquisitrice sur les objectifs de l’acheteur, car la stérilisation n’étant pas envisageable, il y a toujours le risque qu’on tente de les faire reproduire, c’est vrai. Mais une personne sérieuse comprend les risques et s’abstient.
Bizarrement c’est avec des éleveurs que j’ai eu les plus mauvaises expériences (je ne m’étendrai pas sur le sujet). C’est pourquoi à présent je vends les femelles de manière très sélective, et je castre quasiment tous mes mâles, même des très bons. L’expérience m’a hélas démontré que l’avenir d’un jeune mâle castré partant dans une bonne maison est beaucoup plus rose que celui d’un mâle vendu pour la reproduction qui passera de main en main, et hélas pas toujours dans de bonnes mains 🙁
D’ailleurs ce qui est amusant, c’est qu’auparavant, comme tous les éleveurs, j’espérais toujours voir naître plus de femelles que de mâles (normal, une femelle de qualité « rapportera plus »), mais désormais cela m’importe peu. A la limite je préfère même voir naître plus de mâles, qui castrés auront une vie sympa en groupe (si la maison est bien choisie) pour le loisir, la médiation, les balades…
Ainsi sur mes 12 crias mâles de 2024 (pour seulement 5 femelles), 1 seul n’a pas été castré : il reste ici comme futur reproducteur. Les autres sont partis ou vont bientôt partir pour le loisir.
Bien sûr économiquement c’est beaucoup moins « rentable » de faire ces choix, puisqu’un mâle castré, même très beau, est vendu moins de la moitié du prix qu’il pourrait atteindre s’il était proposé comme reproducteur. Mais cela me procure beaucoup plus de satisfactions.
En réalité, comme je l’ai écrit déjà à plusieurs endroits de mon site, faire naître pour vendre m’est de plus en plus difficile moralement. Je n’ai pas le choix pour le moment que de continuer – en réduisant progressivement -, car j’ai peu d’options de diversification sur ma ferme et je suis trop proche de la retraite maintenant pour repartir sur un nouveau projet.
Donc ne m’en voulez pas quand vous me contactez pour vous renseigner sur des animaux disponibles à la vente : je vous poserai des questions, je me montrerai plutôt exigeante sur les conditions d’accueil, et je me réserve le droit de refuser une vente, par souci de bien-être animal.