MES LAMAS

MES LAMAS…

Minouche et Mezcal, deux femelles nées en 2014 à KerLA

Les lamas ont été une belle page de ma vie, ils ont même été à l’origine de cette aventure avec les petits camélidés qui est devenue toute ma vie depuis 2010…

J’ai rencontré les lamas, en 2004 chez des amis… J’ignorais alors que cette rencontre nourrirait quelques années plus tard mon projet de changement de vie…

J’ai d’abord acquis 2 lamas classiques, pour entretenir un bout de terrain en location trop escarpé pour y mettre les chevaux… et en moins de 2 ans le groupe était monté à 10, dont 2 crias nés sur place de femelles arrivées gestantes. Puis les lamas lainés sont arrivés pour l’installation professionnelle, en 2011/2012, en même temps que les alpagas.

Les réalités économiques et le fait d’être seule pour tout gérer m’ont obligée à faire des choix pour assurer la viabilité de mon activité : à regret j’ai abandonné l’élevage de lamas pour me concentrer sur les alpagas, car la gestion de trop nombreux mâles des deux espèces devenait compliquée. 

TAWAK

TAWAK

Mes deux derniers crias ont rejoint l’association de médiation animale des lamas de l’Eclimont en janvier 2019, et mon mâle castré Tawak a rejoint une nouvelle maison à l’été 2020,

Il n’y a donc plus de lamas à KerLA. Ils restent pourtant présents dans le nom de l’élevage (le « L » était pour « Lamas » !) et bien sûr dans mon coeur.

Ce choix a été douloureux à faire, mais hélas l’élevage professionnel de petits camélidés fait face à de dures réalités, avec l’absence de règlementation et la concurrence sauvage.

Le groupe de mes reproductrices en 2014 : l’élevage compte alors 15 femelles.

Petite note : 2 lamas ont remis pied à KerLA, pour une période de transition en 2026 : ce sont Orizon et Okapi, 2 mâles castrés nés ici en 2016, et dont la propriétaire s’est vue expulsée du terrain qu’elle louait. Les deux loulous sont revenus quelques mois à KerLA, le temps de leur retrouver une famille, ce qui est fait.

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Naissances suite

La fin de l’été annonce la 2e période de naissances à KerLA, après celles du printemps.
Ma belle Zénobie, gestante pour septembre, ayant hélas avorté de jumeaux en mai (il est très rare que les gestations gémellaires dépassent le stade du 8e mois), ce sont 7 femelles qui me concoctent un cria d’automne cette année : 4 pour septembre (qui sont maintenant arrivés), et 3 pour octobre (que j’attends avec impatience).

J’aime les naissances d’automne : certes la météo est plus capricieuse, mais les fins de gestation sont moins pénibles pour les mamans car les grosses chaleurs sont terminées, il n’y a pas le problème de la tonte juste avant la mise-bas, ou d’une toison trop fournie en début de printemps qui épuise la maman. Pour les crias on écarte le risque d’hyperthermie et le harcèlement des mouches, et en général la repousse d’herbe à l’automne est favorable à la lactation.
Un constat très net : hormis en 2024, triste année où la FCO3 a frappé l’élevage au moment des mise-bas de septembre, et causé la perte de 5 crias nouveau-nés, les naissances d’automne ont toujours, sur mon élevage, connu moins de dystocies et de soucis néonataux. Je ne prétends pas faire des statistiques à valeur universelle à partir de mon seul élevage, bien sûr, mais chaque année cela se confirme ici.
Bien sûr je pourrais ne faire que des naissances d’automne. Je l’ai tenté d’ailleurs, mais avec un mauvais timing, puisque c’est tombé sur 2024, l’année noire de la FCO3, qui est arrivée fin août sur la Mayenne, avant les vaccins… J’avais quasiment toutes les naissances entre fin août et mi-octobre, et le destin a voulu m’en punir, semble-t-il. Donc par précaution je préfère continuer à séparer les mise-bas en deux groupes : mars-mai et septembre-octobre.
De plus étant seule sur la ferme pour gérer naissances et crias, c’est plus facile d’avoir deux petits groupes saisonniers qu’un gros groupe à une saison automnale qui peut aussi parfois être mauvaise, avec vent et humidité, et exiger des soins plus constants..

Les 4 crias de septembre sont arrivés, 2 mâles et 2 femelles, en pleine forme. Tous sont nés après une gestation plus longue que la moyenne (de 11 mois 12 jours à 11 mois 27 jours, la moyenne reconnue étant de 11  mois 11 jours). Ce qui est rare en automne, car depuis 15 ans je constatais que les naissances d’automne dépassaient peu les 11 mois, ou de quelques jours seulement. Il est probable que la sécheresse et les grosses chaleurs de cet été hors-normes ont entraîné un ralentissement de la croissance des foetus : le petit dernier, Denali, né le 23 septembre, est arrivé à 11 mois et 27 jours de gestation, ce qui est très long, et pourtant il ne pesait que 6,2kg, donc ce temps long a été nécessaire à son bon développement in utero qui avait dû être fortement freiné pendant l’été.

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