L’éducation des jeunes
Les petits camélidés, par nature, n’aiment pas le contact : ils se touchent peu entre eux, la mère ne lèche pas son petit (elle ne peut pas sortir sa langue), donc le cria ne percevra pas naturellement la caresse comme un geste apaisant, mais au contraire comme une agression stressante.
Il faut donc leur apprendre à accepter, puis à apprécier le contact humain, par une éducation calme, patiente et progressive : contact fréquent, désensibilisation pour accepter de se laisser toucher partout, immobilité pour les piqûres et les soins, licol, attache, promenade en longe. Et, pour les lamas : brossage, prise des pieds pour faire les ongles, tonte à l’attache…
Ils sont dociles une fois qu’ils ont compris ce qu’on attend d’eux et qu’ils nous font confiance.
Mais il importe de ne pas tomber dans l’extrême, c’est-à-dire une manipulation excessive qui entraîne une imprégnation de l’animal et des problèmes potentiels pour l’avenir, surtout avec les jeunes mâles.
Pour manipuler ou licoler son alpaga, il faut le faire rentrer dans un petit paddock prévu à cet effet. Le pré est son espace de vie, l’abri est son espace de repos, il faut respecter ces lieux. Toujours amené dans cet espace restreint dédié aux soins, il apprend vite à accepter les lubies de son propriétaire.
Un jeune animal proposé à la vente DOIT être manipulé, habitué à être palpé et touché sur tout le corps, à ce qu’on lui fasse les ongles ou des soins divers. Et bien sûr il doit être éduqué au licol et à la marche en longe.
Les jeunes lamas, eux, sont brossés régulièrement et désensibilisés pour apprendre à supporter la tonte annuelle (alors qu’on évite de brosser les alpagas pour ne pas abîmer la toison).
Ils apprennent à donner les pieds et à monter dans le van, en vue de leur utilisation pour le loisir.
Ils sont promenés dans la ferme, puis à l’extérieur, pour leur faire découvrir le vaste monde…
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Retours aux NOTIONS D’ÉLEVAGE







– pour Zilda, le travail n’avançant pas, j’ai constaté en fouillant qu’il y avait une torsion (c’est la loi des séries cette année, je n’y crois pas !) 🙁 Donc de nouveau appel au vétérinaire… Heureusement les manipulations externes ont suffi pour réduire la torsion et la petite Delly a fini par venir au monde, mais ça n’a pas été facile, car avec la torsion la miss s’était vrillé in utero, et comme elle était plus que costaude, il a fallu des efforts sérieux pour l’aider à sortir !
– pour Thalie, naissance facile, malgré le poids du cria, mais hémorragie ombilicale à la rupture du cordon. Par bonheur j’ai toujours du fil de laine d’alpaga à portée de main, dans ma mallette de soins, pour cette éventualité : je le trempe dans un bouchon de teinture d’iode et hop, ligature du cordon. Le fil tombera plus tard de lui-même. Je préfère cette méthode aux clamps plastiques, que je trouve plus difficiles à bien positionner, qui sont lourds et pas facile à retirer !