Les 4, 5 et 6 mai dernier, 65 alpagas de KerLA sont passés sont la tondeuse experte de Pascal Méheust, professionnel de la tonte des alpagas qui vient ici depuis ses débuts.
Travail de qualité comme toujours, avec un vrai respect des alpagas 🙂
Merci mille fois aussi à mes aides : à Philippe tout d’abord, l’indispensable pilier, et pour cette tonte 2024 à Agnès, Elodie et Yael. Aides d’autant plus précieux que 2 naissances avec des complications le samedi matin ont causé par mal de perturbations et m’ont tenue écartée d’une grande partie de l’activité tonte au fil de ces journées !
La tonte est une période majeure de l’activité printanière sur l’élevage, source de gros stress. On scrute le ciel en espérant éviter la pluie avant et pendant ces journées de travail intense : une toison trempée est difficile à tondre, la fibre est abîmée et surtout il faut ensuite faire sécher les toisons… Une ou deux à faire sécher, pas de souci, mais 65 toisons mouillées ??? Par bonheur malgré une météo très capricieuse, j’ai réussi à garder les alpagas enfermés et au final seules 2 toisons crias étaient un peu humide.
La contrepartie à cet enfermement était la mauvaise humeur (bien compréhensible) de certains alpagas, en particuliers les femelles gestantes que les hormones rendent parfois particulièrement acariâtres 🙂
Je me suis gardé à tondre moi-même les 3 femelles ayant tout juste mis bas (pas de stress pour ne pas perturber la montée en lactation), les 2 sur le point de mettre bas, et 3 vieilles ou handicapées que je veux tondre debout tranquillement.
Et avec les fortes chaleurs brutales du week-end passé, j’ai dû prendre de l’avance pour soulager deux de mes nouvelles mamans qui semblaient en peine : j’ai donc improvisé une tonte d’urgence, juste à l’attache, sans aide, de mes belles Siska et Toundra, et je ne suis pas mécontente du résultat 😉 Merci les filles de votre patience !


Ce fut un week-end très intense et épuisant : départ à 1h du matin dans la nuit de vendredi à samedi (après seulement 1h de sommeil), pour arriver à Brive à 8h. Ensuite j’ai préféré passer la nuit du samedi au dimanche dans le camion, pour pouvoir rester auprès des alpagas (donc sans beaucoup dormir). Et pour finir un retour nocturne le dimanche soir, avec un long détour sous une pluie battante à la recherche de gazole, et une arrivée à la maison à 3h du matin…
Mon beau SULTAN, que je n’avais pas voulu amener en 2023 car je craignais que ce soit trop de stress pour lui, a obtenu le 1er prix mâle adulte fauve, et a été couronné, avec sa toison de 4 ans, champion couleur fauve (la catégorie la plus disputée). Je suis très fière de lui.
Commençons par les stages du printemps, regroupés comme d’habitude en mars et avril pour libérer mai et juin, période des naissances, de la tonte et des foins, événements majeurs de la vie de l’élevage dont les dates ne peuvent pas être fixées sur un calendrier prévisionnel !

Merci aux 11 participants motivés venus de toute la France : passionnés, propriétaires, éleveurs et vétérinaires ont partagé des échanges riches et intenses autour de nos chers petits camélidés, leurs particularités, leurs besoins, les manipulations de base à connaître et les soins à leur apporter.
Je suis fière d’avoir participé à la réalisation d’un projet que nous avions depuis plusieurs années au bureau de l’AFLA (Association Française Lamas et Alpagas) : publier une charte des bonnes pratiques pour la détention des petits camélidés en France.

Ce dernier week-end de septembre s’est déroulée à KerLA la 4e édition du stage « Soins aux Alpagas », animé par le docteur Frederik Vandenberghe, vétérinaire de l’élevage et spécialiste des petits camélidés.
Tout au long de ces deux journées, des informations de haut niveau (présentées de manière didactique, avec un souci pédagogique), ont alterné avec ateliers de soins et de manipulation sur les animaux de l’élevage, conseils croisés du vétérinaire et de l’éleveur (moi-même, en l’occurrence), réponses aux questions des propriétaires et éleveurs présents…
Merci pour cette super ambiance, la bonne humeur de tous, pour l’esprit détendu mais studieux qui a régné sur cette nouvelle édition réussie d’une formation de grande qualité dont la 5e édition est déjà prévue : ce sera le WE des 16 et 17 mars 2024, avec atelier ostéo optionnel le vendredi 15 mars après-midi 😉
Et un bémol aussi avec la jolie Anjuly, fille d’Isis, qui n’a jamais trouvé comment téter seule, malgré une maman très attentive et expérimentée : c’est donc biberon pendant 5 mois au moins pour cette miss paresseuse !

Plus les travaux d’aménagement des parcs autour des écuries, très chronophages : préparation des espaces, démontage puis réfection des clôtures… Cela valait l’effort (et le coût), désormais les alpagas ne pataugeront plus dans les sols argileux en hiver autour des écuries 🙂
Plus le tri des toisons (dont j’ai parlé dans mon post précédent), tri qui a pris beaucoup de retard l’hiver dernier, ce qui fait que je me suis retrouvée avec une grande partie des toisons 2022 encore à trier, plus celles de 2023…
Plus les stages sur 2 jours ajoutés au planning (stages découverte approfondie des alpagas et stages de travail de la laine). Habituellement je ne fais à la belle saison qu’un seul stage laine, début août (devenu une petite tradition perso depuis 2016), mais j’ai eu des demandes que j’ai pu accepter cette année en l’absence de naissances entre mi-mai et août (ce qui m’encourage à poursuivre à l’avenir cette planification des naissances en tout début de printemps et à l’automne).
Le tri des toisons bat son plein en ce mois de juillet !
Le passage au tumbler, soit avant le tri, soit en cours de travail, permet d’éliminer l’énorme quantité de poussière que contient la toison (et donc de moins éternuer quand on travaille en espace fermé !) et de faire tomber les retouches de coupe, parfois nombreuses.
Cette année, exceptionnellement, je ne me suis pas gardé d’alpaga à tondre moi-même, j’ai fait ma paresseuse. N’ayant plus de femelle gestante pour le printemps, je n’ai pas eu besoin de reporter la tonte des femelles à la mise-bas proche, comme je le fais désormais. C’est donc Pascal qui a tondu tous les animaux cette année : 70 alpagas sont passés sous ses peignes, en 2 jours 1/2.
Pour la première fois depuis des années j’ai eu la possibilité de me rendre sur un concours, et d’y amener quelques alpagas.
Une belle expérience, ce concours sous la halle Georges Brassens, en plein centre de Brive-la-Gaillarde : plus de 100 alpagas, beaucoup de monde, un juge australien spécialiste de la laine, plein d’éleveurs…

Dans les élevages sérieux, tous les jeunes alpagas sont systématiquement éduqués au licol et à la marche en longe après le sevrage, qu’ils restent dans l’élevage ou qu’ils soient destinés à la vente.

Mercredi 28 mars, en début d’après-midi, une adorable petite Alouette est venue annoncer le printemps 🙂
Le week-end des 15 et 16 avril, l’Association Royal Alpaga, basée en Corrèze, organise un Salon des Alpagas avec concours d’alpagas et de toisons, et divers stands autour des activités avec nos chers petits camélidés (laine, médiation).






