La saison des naissances 2020 est lancée, avec l’arrivée d’un joli mâle gris prénommé SAPHIR, fils de PHANTASIA et CANTABRIA.
Une arrivée mouvementée, à seulement 10 mois 1/2 de gestation. La mise-bas a sans aucun doute été provoquée par la tonte, réalisée quelques heures plus tôt. Cela n’était jamais arrivé encore dans l’élevage que la tonte induise une mise-bas prématurée, mais c’est toujours un risque.
Quand je suis entrée dans l’écurie à 7h00 mardi matin, j’ai trouvé une mère en état de choc (la naissance a sans doute longue et difficile) et un cria très faible et en hypothermie, visiblement prématuré (oreilles molles, ligaments immatures aux genoux et aux pâturons, donc incapable de se tenir debout)…
Mardi était encore une journée de tonte avec Pascal le tondeur, mais par bonheur j’avais de l’aide pour la contention, si bien que j’ai pu consacrer le temps nécessaire au petit nouveau tout au long de la journée : traite de la mère pour donner le précieux colostrum au bébé, soins divers, visite du véto par précaution pour Phantasia tremblante comme une feuille, re-soins divers…
Finalement en soirée j’ai réussi à faire tenir le cria debout sous la mère et à le faire téter. Et progressivement il a pris de l’assurance. Le lendemain midi il réussissait à se lever seul et à téter seul. Pas longtemps, mais suffisamment pour lui donner l’énergie nécessaire pour se battre.
Et ma Phantasia, pourtant dotée d’un bon petit caractère, s’est révélée tout de suite une maman admirable, patiente et calme, me laissant faire absolument tous les soins nécessaires, à elle comme à son cria 🙂

















Envoi de 23kg de toisons à la microfilature de la Bardine (Gironde) cette semaine.
Cette semaine c’est mon beau Prince Noir, 27 mois, qui a pris la route vers sa nouvelle maison, dans le Puy de Dôme, au Mont Dore. Avec son caractère en or et sa magnifique fibre noire brillante, longue, dense et très fine, il va faire un super reproducteur.




























Le WE des 14/15 septembre a eu lieu la première fête des camélidés à Janvry, dans l’Essonne. Un rassemblement initié par l’association des grands camélidés, qui avait invité l’AFLA (association française des lamas et alpagas) à se joindre à l’organisation.
Le concours a tout de même eu lieu, sans réelle portée sur le plan des résultats du fait du peu de participants, mais très instructif. Même si une classe ne comporte qu’un ou deux animaux, la première place n’est attribuée par les juges que si les alpagas ont la qualité requise pour cette récompense, et le commentaire qui accompagne le jugement permet de se positionner correctement malgré l’absence de concurrence.
J’avais amené 7 mâles à Janvry, tous ont fait bonne figure et je n’ai pas regretté le déplacement, j’ai pu conforter mon opinion sur certains de mes animaux : ainsi mon jeune gris Panache a confirmé tout le bien que je pensais de lui. Et pour mon beau Niaouli les doutes que j’avais ont été levés, il restera donc bien comme reproducteur à l’élevage ! 














Avec l’aide de mes super stagiaires du printemps Morgane et Éric et ensuite Maeva en début d’été, j’ai donc effectué les tontes complémentaires au fil des besoins : les nouvelles mamans et ma vieille Ada d’abord, puis les mâles suri que j’avais hésité à faire (mais la canicule fin juin n’était pas tenable pour eux), et aussi quelques alpagas de clients proches géographiquement, dans le cadre du suivi d’élevage…
Par exemple le beau Phoebus, qui réside avec son copain Petit Prince dans un beau parc à Mayenne :
Hélas le destin a été cruel, car la plus jolie de ces femelles, une des plus attendues, ne m’aura enchantée de sa présence que 5 jours. Ma jolie Romance est née le 28 mai, mais s’est envolée vers d’autres prairies le 2 juin au soir… Son magnifique petit corps n’était pas fait pour vivre, sa maman Iroise le savait et me le montrait par son comportement. C’est très étrange cet instinct des animaux. J’y ai pourtant cru, naïvement, j’ai tout fait pour la sauver, elle était si adorable. J’ai eu le coeur brisé et l’envie de tout arrêter. quand elle s’est éteinte dans mes bras. Les naissances suivantes ont eu du mal à ranimer la flamme.



La saison 2019 est lancée… La belle Odyssée a ouvert le bal mercredi 17 avril avec un adorable petit mâle noir, fils de mon fier Madeg de KerLA. Pour son premier bébé, Odyssée fait preuve d’un instinct maternel exemplaire, c’est une super maman.
Un mâle… j’espère que le même scénario que l’an dernier n’est pas en train de se produire : 6 mâles d’affilée avant d’avoir la première femelle 🙁




le parc des mise-bas, pour les futures mamans du printemps : 1/2 hectare de pâture saine bien protégée de haies, entre les écuries et la forêt. Les épaisses haies d’aubépine à l’Ouest et à l’Est ont été élaguées sur plusieurs mètres afin de dégager les talus et leurs arbres : chênes, poiriers sauvages, noisetiers et aubépines, qui vont pouvoir se développer librement… Les clôtures ont été entièrement refaites, travail de tout un hiver ! Les bébés peuvent arriver en toute sécurité 🙂
Une expérience fantastique avec un praticien hors-pair, attentif au animaux, calme et incroyablement efficace. Tous les crias de l’année sont passés entre ses mains (certains plusieurs fois), les crias à venir seront systématiquement manipulés avant leurs 2 mois, et l’intégralité du cheptel sera suivie de près.


Deuxième étape : vie en autonomie pour quelques semaines entre jeunes, dans le parc de sevrage, avec manipulations régulières et apprentissage du licol.