Avec le retour des beaux jours la demande pour l’achat d’animaux augmente, et le nombre d’annonces de particuliers ou d’éleveurs amateurs de petits camélidés explose sur les sites comme le Bon Coin 🙁

Copie d’écran d’une annonce récente sur le Bon Coin
Pour la plupart ces animaux proposés à la vente à bas prix ne sont pas éduqués, sont de génétique inconnue, sans suivi sanitaire, ils sont rarement identifiés et encore moins enregistrés au SIRECAm (obligatoire pourtant). Mais surtout, ils sont souvent vendus seuls sans que le vendeur se soucie de savoir si l’acheteur a déjà des alpagas ; ou bien vendus en couple mâle/femelle, très attractif avec la perspective d’avoir rapidement un petit pour rentabiliser l’achat…
Les réseaux sociaux véhiculent des images d’adorables jeunes alpagas traités comme de petits chiens, déclenchant chez les gens l’envie de se procurer une de ces craquantes petites peluches vivantes, sans prendre le temps de bien se renseigner et de se former…
Les vendeurs irresponsables, eux, encaissent le revenu d’une vente non déclarée qui n’implique aucun conseil, aucun suivi après-vente, et aucune responsabilité morale ou juridique…
Aux éleveurs professionnels le rôle ingrat de tirer la sonnette d’alarme et d’essayer d’informer pour prévenir des problèmes graves qui peuvent survenir 🙁 Et ensuite de rattraper les choses (si c’est possible) quand les propriétaires novices, accablés, viennent leur demander des conseils et de l’aide…
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le parc des mise-bas, pour les futures mamans du printemps : 1/2 hectare de pâture saine bien protégée de haies, entre les écuries et la forêt. Les épaisses haies d’aubépine à l’Ouest et à l’Est ont été élaguées sur plusieurs mètres afin de dégager les talus et leurs arbres : chênes, poiriers sauvages, noisetiers et aubépines, qui vont pouvoir se développer librement… Les clôtures ont été entièrement refaites, travail de tout un hiver ! Les bébés peuvent arriver en toute sécurité 🙂
Une expérience fantastique avec un praticien hors-pair, attentif au animaux, calme et incroyablement efficace. Tous les crias de l’année sont passés entre ses mains (certains plusieurs fois), les crias à venir seront systématiquement manipulés avant leurs 2 mois, et l’intégralité du cheptel sera suivie de près.


Deuxième étape : vie en autonomie pour quelques semaines entre jeunes, dans le parc de sevrage, avec manipulations régulières et apprentissage du licol.









Un vrai bonheur de faire découvrir les mystères de la fibre, mener la transformation d’une toison en fil, guider les premiers gestes au fuseau et au rouet, dévider le premier écheveau d’une fileuse en herbe sur le niddy-noddy…
Le travail artisanal de la fibre retrouve ses lettres de noblesse, il a de plus en plus d’adeptes, et c’est formidable, car alliant détente, dextérité et créativité, c’est aussi un relaxant sans pareil.
Les naissances sont bien sûr terminées, la dernière a eu lieu le 2 octobre : une très jolie femelle toute blanche pour Léonie. 




La seule fille de 2018 (pour le moment !) est la jolie QUETSCHE, magnifique petite femelle bicolore avec plein de taches naissantes qui annoncent une robe appaloosa comme papa Sylvester… 

La saison commence avec Darling, ma gentille vieille toute noire, soulagée de se libérer de son fardeau : un beau petit mâle noir de 5,8kg, tout brillant….





Pour moi ça a aussi été l’occasion de poursuivre mon apprentissage de la technique de tonte, en tondant ma vieille Ada sous les conseils avisés de Pascal.
Mezcal la lama a ouvert le bal le 3 mars avec un petit mâle prématuré (moins de 11 mois de gestation),que j’ai trouvé en hypothermie dans l’écurie car né à l’aube d’une journée glaciale ! De longues heures d’angoisse, à réchauffer longuement le petit bonhomme au sèche-cheveux et lui prodiguer des soins, avant d’avoir la satisfaction de le voir téter et gambader !
Une jolie parenthèse neigeuse cette semaine… Le temps d’une trop courte journée une poudreuse bien blanche et bien épaisse a tout recouvert, a magnifié les paysages et amorti les sons.

