MÂLES REPRODUCTEURS

LES MÂLES REPRODUCTEURS de KerLA

Le choix des reproducteurs est essentiel pour le développement d’un élevage.
Comme je travaille en troupeau fermé pour les femelles, j’ai fait le choix d’avoir une large palette de mâles pour garantir la variété génétique en amenant du sang nouveau et en développant des lignées que j’affectionne.

Petit aperçu des mâles reproducteurs depuis 2012...

Mon tout premier reproducteur sur l’élevage a été Lightfoot MALDOONE, un beau mâle gris chilien x péruvien qui m’a permis d’initier la sélection de gris, et qui a apporté à sa descendance une fibre à la finesse durable dans le temps.

MALDOONE est décédé en novembre 2020, à l’âge de 18 ans : sa fibre de dernière tonte, l’année précédente, était restée en-dessous de 23 microns !

MALDOONE legende

Mon principal reproducteur à partir de 2015 a été le magnifique Godswell CANTABRIA, petit-fils du grand Inca Jack of Spades : caractère extra, belle morphologie carrée, fibre toujours aussi fine, brillante et toujours sans un poil blanc à l’âge de 10 ans !

Cantabria est parti en 2022 continuer sa carrière dans un autre élevage, mais son sang reste très présent dans la génétique de KerLA.

Pendant quelques années Vaux Hardys ZIZHOU et Vaux Hardys PATCH ont également apporté dans l’élevage leurs qualités respectives : finesse durable et densité pour les deux, et en outre, pour Patch, une structure de fibre exceptionnelle et une impressionnante douceur. Tous deux poursuivent désormais leur carrière ailleurs, mais je garde plusieurs de leurs descendants qui transmettront cette belle génétique.

En 2017, l’arrivée de Farrlacey SYLVESTER m’a permis d’ouvrir une porte sur la couleur appaloosa, pour élargir ma palette de toisons. Malgré sa qualité de fibre je l’ai peu utilisé, parce que je ne cherchais pas à travailler particulièrement sur cette couleur et je privilégiais donc mes autres mâles, c’est sans doute une erreur.
Il est parti sur un autre élevage, mais j’ai gardé son fils SHERKAN, né en 2020, à qui il a transmis sa couleur rare. J’ai tardé aussi à mettre Sherkan à la reproduction, il n’a fait ses premières saillies qu’à l’automne 2024, et les femelles gestantes de lui ayant quitté l’élevage au printemps 2025, il me faudra attendre encore un peu pour voir ses crias dans les prés !

SYLVESTER
SHERKAN

Ces dernières années, plusieurs mâles nés à KerLA m’ont offert de beaux crias avant de partir vers d’autres élevages :

MADEG de KerLA, né en 2014
NIAOULI de KerLA, né en 2015
ODIN de KerLA, né en 2016
PIXEL de KerLA, né en 2017

En 2019 et 2020, du sang nouveau a été apporté par le séjour à KerLA de deux mâles : 

  • GUIMLI du Rompay, très beau mâle blanc à la toison dense et brillante
  • Snowmass ROYAL STARZ, splendide reproducteur marron importé des USA, ayant fait partie de la « show string » du célèbre l’élevage Snowmass : il apporte une morphologie moderne, un super caractère, et surtout une fibre d’exception, dense, à la finesse très durable.
    Il m’a donné plusieurs filles, mais un seul cria mâle (hélas les aléas d’une année 2020 difficile m’ont fait perdre ses 2 autres crias mâles après la naissance, l’un d’une malformation congénitale rare, l’autre de déficit du transfert passif – et pas de plasma pour y remédier). Mais son fils est exceptionnel : c’est mon magnifique SULTAN, que j’adore, champion fauve à Brive 2024, papa de 2 très belles femelles crias, et bientôt papa de nouveau cet automne !
GUIMLI du Rompay
Snowmass ROYAL STARZ

La fin d’année 2019 a aussi vu l’arrivée d’un nouvel étalon dans l’élevage : Godswell Silverstream JJ, fauve, né en 2012, fils du très réputé Godswell MONTY, qui apporte sa génétique et son superbe qualité de fibre.

Un mâle hélas arrivé en mauvais état physique et psychologique : il lui a fallu, dès son arrivée, de sérieux soins ostéo. Bien que ses traumatismes physiques soient irrémédiables (il est handicapé par des cervicales hautes sévèrement arthrosées), il exerce avec enthousiasme sa fonction de reproducteur.
Il a eu un taux de réussite de saillies faible pour sa première saison en 2020, mais il s’est bien rattrapé depuis, il est d’une efficacité impressionnante, c’est toujours le mâle « de dernier secours » pour persuader en douceur une jeune femelle apeurée de se coucher pour la saillie.
Ses crias sont magnifiques, et il m’a, entre autres couleurs, fait cadeau de 5 crias femelles grises (avec des mamans grises, bien sûr) ! Merci mon beau JJ 🙂
Hélas JJ a rejoint les vertes prairies en janvier 2025, rattrapé par ses soucis de santé (j’explique sur sa fiche).

En 2020 et 2021, plusieurs jeunes mâles ont également débuté comme étalons sur l’élevage, apportant une belle variété de sang, de modèles, de couleurs et de qualités particulières pour les croisements :

  • mon adorable gris PANACHE de KerLA (parti rejoindre un autre élevage début 2023)
  • l’élégant Meon Valley CARROUGES, (rebaptisé COURRÈGES), petit-fils de Snowmass Incan King.
    Il a rejoint un autre élevage, mais j’ai gardé son fils Titan sur l’élevage.
  • deux fils de Snowmass ROYAL STARZ : AlpacaArte ROYAL STORM, à la couleur très particulière (vendu en 2022), et mon gros nounours fauve AlpacaArte ROYAL PROPHET, qui ne quittera certainement jamais la maison !

Présent à KerLA pour 2 saisons (en 2021 et début 2022), le magnifique CERBÈRE du Fontenelle a déjà laissé sa marque dans les crias nés en 2022 et 2023.
Ce mâle d’exception, suprême champion à Mâcon en 2014, amène densité, crimp et finesse, sans parler d’un caractère en or.
Ses deux fils VULCAIN et ARES, tellement semblables à leur père tous les deux, se disputent l’honneur de rester à KerLA comme reproducteurs ! (et c’est finalement ARES qui reste, VULCAIN étant parti en début d’année 2025 dans un autre élevage).

CERBERE du Fontenelle

En 2022, ce sont plusieurs jeunes mâles qui ont fait leurs premières armes avec ces dames, m’amenant une belle variété de génétiques pour la suite. Leurs premiers crias nés en 2023 me donnent déjà entière satisfaction : Meon Valley TORNADO, QAZAN de KerLA, REFLET de KerLA et RAHAN de KerLA.

AlpacaArte TORNADO
QAZAN de KerLA
REFLET de KerLA
RAHAN de KerLA

En 2023, pour les saillies d’automne, deux jeunes mâles nés à KerLA ont à leur tour fait leurs premières armes avec succès :
– le très attendu SULTAN de KerLA, qui a très vite compris ce qu’il devait faire, malgré son caractère timide voire un peu timoré
l’inattendu TRISKELL de KerLA, qui a réussi sa première saillie à seulement 2 ans et 2 mois (je n’avais pas prévu de le faire saillir dès cette année, mais il était tellement pénible avec ses copains pendant la période des saillies que je l’ai amené voir les filles juste pour le calmer !)

SULTAN de KerLA - premières saillies à l'automne 2023
TRISKELL de KerLA, premières saillies à l'automne 2023

Et pour apporter un peu de diversité génétique et une lignée grise extérieure à l’élevage, j’ai opté pour un échange de saillies avec un autre élevage : le beau CHAMPION de la Charnie, fils du renommé Reddingvale WATERLOO SUNSET  est venu passer quelques semaines à KerLA en octobre 2023… Deux crias devraient résulter en septembre 2024 de son séjour ici, portés par mes belles femelles marron moyen THÉMYS et KOKINE.

CHAMPION de la Charnie

La participation au concours de Brive en 2023 m’avait fait croiser la route du petit SAMMY de la Belle Promenade, fils de Flanders Icon, placé sur le podium des mâles junior blanc juste devant mon petit VULCAIN…
Signe du destin, je voulais rentrer du sang nouveau en blanc : SAMMY a donc rejoint KerLA en juin 2023, tout juste âgé de 1 an. Il est encore trop jeune et trop bébé dans sa tête pour reproduire, mais je compte sur lui au printemps 2025 !

SAMMY et VULCAIN - Brive 2023

Et en cette année 2024, j’ai cassé la tirelire (sans doute pour la dernière fois de ma carrière d’éleveur) pour acquérir ces deux superbes nouveaux mâles aux couleurs originales, qui correspondent aux couleurs que je vais désormais chercher à obtenir dans mes crias : gris et bicolore… tout en restant très exigeante sur la qualité de fibre !

KILIM des Prés du Marsault - gris né en 2018
BYWAN de la Suavidad - bicolore né en 2022

Articles récents

Éthique et castration

Comme chaque année à cette saison, le vétérinaire est venu mi-novembre castrer un groupe de jeunes mâles destinés au loisir.
C’est une intervention brève, qui se réalise sur l’alpaga debout, légèrement sédaté et avec anesthésie locale. Un antidouleur/anti-inflammatoire et un antibiotique préventif (pénicilline) sont administrés avant l’intervention.
Certains mâles montrent un peu d’inconfort pendant quelques heures après dissipation de l’anesthésie locale, mais au bout de 24h ils sont revenus à leur comportement normal, tout est oublié.

Après quelques jours de surveillance de la cicatrisation, ils pourront partir comme alpagas de compagnie faire le bonheur de leur nouvelle famille sans développer, en arrivant à l’âge adulte, les comportements bagarreurs parfois très violents typiques des mâles entiers. Et, en bonus, leurs dents de combat ne se développeront pas, ce qui supprime également un souci majeur pour le propriétaire qui n’a pas toujours un tondeur ou un vétérinaire prêt à limer ces crocs potentiellement dangereux qui sortent à partir de 24-30 mois sous l’effet des hormones.

Alors pourquoi si peu d’éleveurs proposent-ils des mâles castrés ?
La réponse est évidente : un mâle ne doit pas être castré avant ses 12 mois au minimum, voire plus si son développement est jugé insuffisant. Donc castrer sur l’élevage représente un délai de mise en vente considérable, un coût et une prise de responsabilité que peu d’éleveurs ont envie d’assumer.
Et d’une certaine manière c’est hélas compréhensible, puisque un mâle castré de 15 mois sain, suivi et bien éduqué ne se vend pas mieux ni plus cher qu’un cria de 6 mois tout juste sevré et non éduqué… Pour ceux que l’éthique n’étouffe pas, le calcul de rentabilité est vite fait, d’autant que souvent l’objectif est de vendre les crias au plus vite afin de vider les prés pour la tournée suivante ! Alors pensez-vous, il faut être stupide pour garder des jeunes jusqu’à 14/18 mois en moyenne, investir de l’argent et beaucoup de temps pour les nourrir, les soigner, les éduquer, les castrer. Sans parler de la responsabilité que cela représente, car le risque de perte n’est pas inexistant pendant ces mois de croissance du jeune mâle.
Tout ça pour au final les vendre au même prix que le cria de 6/8 mois, voir moins, parce que (et c’est ubuesque) beaucoup d’acheteurs considèrent alors que le mâle étant castré ne vaut plus rien puisqu’il n’a plus de potentiel reproducteur…

Et je ne parle pas des pseudo-éleveurs qui arrachent le cria sous la mère sans sevrage, sans certificat vétérinaire, sans puçage évidemment, et le déposent manu militari dans la fourgonnette de l’acheteur contre espèces sonnantes et trébuchantes. Ni vu ni connu, pas de traçabilité, aucune responsabilité vis-à-vis de l’acheteur puisque ni contrat ni facture… Tout bénéf’. Alors castrer, pensez-vous, quelle idée stupide !

Et bien sûr pour contrer ceux qui préconisent de castrer les alpagas destinés au loisir chez des particuliers ou pour des activités de visite ou de médiation, certains argumentent que garder les mâles entiers ne pose pas de souci, que « chez eux », il n’y a aucun problème, que leurs clients n’en ont jamais eu non plus.
Ben voyons…
Sauf que des témoignages ces clients qui se retrouvent embarrassés par leurs mâles entiers devenus violents entre eux (voire vis-à-vis de l’humain car imprégnés car vendus trop jeunes sans les conseils d’éducation adaptés), j’en ai accumulé un bon paquet, c’est très loin d’être rare mais silence, il ne faut pas en parler, c’est pas bon pour le business.
A moins d’avoir un groupe important dans lequel l’agressivité est généralement diluée par le nombre, garder des mâles entiers adultes en duo ou trio génère souvent, tôt ou tard, des risques de bagarres impressionnantes et de blessures.

Et puis l’éthique de l’élevage, c’est aussi d’écarter de la reproduction des animaux porteurs de défauts congénitaux, de problèmes morphologiques sérieux (aplomb, dentition), voire de problème comportementaux (le tout souvent lié à de la consanguinité non contrôlée). Et on assiste au contraire à une course à la stupidité : puisque ce mâle a des défauts, on va brader son prix, donc surtout pas s’embêter à le castrer avant… Et le résultat, c’est que ce mâle se retrouvera à saillir des femelles à la chaine (regardez sur le Bon Coin les mâles proposés à la saillie par des particuliers ou pseudo-éleveurs… C’est à frémir).
L’autre jour je suis tombée, sur FB, sur les photos d’un type qui s’amuse à élever : il fait faire des crias à une malheureuse femelle affligée de « wry face », un souci congénital qui condamne le plus souvent le cria, incapable de se nourrir correctement. Cette femelle a eu la chance de survivre à cette difformité, mais en aucun cas elle ne devrait reproduire : l’hérédité de ce type de souci est avéré, cela ne ressortira pas forcément dans chaque cria, mais ils seront porteurs, et diffuseront le défaut à leur tour 🙁

Plus ça va, plus les gens s’improvisent éleveurs sans la moindre connaissance solide sur les alpagas et leurs particularités, et plus on voit des situations dramatiques. Mais bien sûr dès qu’on essaie d’en parler et d’avancer la notion d’éthique, on nous balance que notre seul but est en réalité de protéger notre marché : castrer un mâle, c’est éviter qu’il reproduise chez quelqu’un d’autre.
Ben… Oui, c’est exact, et ça fait partie de l’éthique de l’éleveur et de son sens des responsabilité d’agir ainsi, comme dans le monde des chiens, des chats ou des chevaux !
Si je juge qu’un mâle peut faire un bon reproducteur, il est vendu comme tel, et au prix d’un bon reproducteur, c’est simple, parce que j’ai investi de l’argent pour acheter des parents de qualité et gérer mes animaux au mieux sans lésiner sur les coûts d’élevage.
Si je juge que ce mâle n’est pas assez bon pour reproduire, ou qu’il n’y a pas assez de demandes d’éleveurs sérieux pour lui assurer une carrière dans un élevage correct, en effet il sera castré et vendu (à prix plus bas, souvent à perte hélas) comme alpaga de loisir. Mais en aucun cas il ne sera vendu entier à petit prix juste pour vider le pré,

L’éleveur qui brade ses mâles entiers, bons ou pas, scie la fragile branche sur laquelle il a déjà du mal à se tenir en équilibre : la plupart des acheteurs particuliers, des fermes pédagogiques, des pseudo-éleveurs qui veulent faire reproduire se fichent souvent de la qualité et de la génétique (et j’en ai eu quantité au téléphone ou dans des échanges par mail au fil des années) : ils veulent juste un mâle pas cher et des femelles encore moins cher pour produire des crias pas cher.
Et le cercle vicieux continue et la situation s’aggrave, et les alpagas en paient les conséquences…

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