Élevage d'alpagas de qualité, au coeur du bocage mayennais
Laine d’alpaga cardée
TOISON CARDÉE : rubans et nappes
Je vous propose deux formats de fibres cardées :
du ruban prêt à filer (issu de mes alpagas) préparé en microfilature (vendu par 200g minimum). Tarif : de 10 à 15€HT les 100g, selon la qualité de fibre
des nappes cardées, préparées dans mon atelier sur mes cardeuses : poids de 50 à 70g selon la fibre utilisée Tarif : sur devis, selon la fibre utilisée et le nombre de passages souhaité
Merci de votre confiance et de votre intérêt pour les belles fibres produites dans le respect de l’animal et du travail de l’éleveur.
Ruban réalisé en micro-filature - traçabilité totale
Besoin d’information ? N’hésitez pas à me contacter
Comment qualifier cet été 2026 autrement qu’infernal, et de tristement révélateur du monde qui nous attend demain ?Après un mois d’avril déjà très chaud et sec, 3 épisodes caniculaires intenses se sont succédés en moins de 2 mois depuis fin mai, et un 4e s’annonce pour terminer juillet en beauté 🙁
Pas une goutte d’eau ici depuis début juin. Plus d’herbe, tout est sec, tombe en poussière, le sol argileux des pâtures est nu et craquelé, les haies sont constellées d’arbres jaunis, la menace d’incendie plane et stresse chaque moment de la journée.
La forêt qui borde les pâtures devient oppressante, je crains la vision d’un panache de fumée, à chaque fois que mon regard s’y porte.
Je n’ose plus utiliser mon vieux tracteur, le matériel thermique reste à l’atelier, je vais à pied jusqu’au tas de fumier pour vider les brouettes, la hantise de l’étincelle est permanente..
C’est difficile de trouver le sommeil, mon esprit repasse en boucle les terribles images des incendies qui ravagent certaines régions, le travail dantesque des pompiers dotés de moyens dérisoires ; la tragédie des habitants qui ont tout perdu ; celle des animaux, sauvages et domestiques, en détresse, qui errent et hélas souvent meurent dans d’horribles souffrances ; la nature ravagée, la pollution…
Et toute cette (grosse) fraction de la société qui s’en moque royalement, qui rigole, qui réclame du pain et du cirque, qui clame que « c’est juste l’été », qui consomme, qui jouit et qui détruit, qui passe ses vacances à prendre l’avion pour aller aux 4 coins du monde sur un coup de tête voir si les club Med de la planète ont tous le même design…
Face à ces drames, pourtant prévisibles et annoncés depuis des années : RIEN !
L’inaction politique, le néant, la vacuité totale de ceux qui sont grassement payés pour prendre des décisions en notre nom.
Une société lobotomisée, dans laquelle la trop faible minorité de personnes conscientes des enjeux en cours est impuissante à se faire entendre et est habilement bailllonnée quand elle devient trop génante.
Des dirigeants politiques déconnectés du terrain et de ses réalités, marionnettes d’une caste de puissants toujours plus riches qui les/nous manipulent et nous mènent dans le mur via des think tanks et des lobbies engraissés par nos impôts et notre travail.
Je suis comme tant d’autres révoltée, écoeurée, et je me sens si impuissante face aux rouleaux compresseurs du pouvoir, face à tout ce qu’on nous impose jour après jour, petite touche par petite touche, qui entrave nos libertés et fait de nous de braves petits soldats sacrifiables à l’envie : les déclarations à remplir à la moindre occasion, la création de l’euro numérique et la suppression à venir des espèces, la mise en place de cette facturation numérique glaçante (pour laquelle, ironie suprême, nous devons en plus payer !), l’identité numérique qui nous demandera bientôt de nous justifier de nos moindres faits et gestes, avec le contrôle accru de nos déplacements, de nos achats, de nos goûts, de nos choix, de nos lectures, de nos idéaux, de nos amis, et bientôt le contrôle de nos pensées… Les caméras embarquées nous filmeront en continu dans vos voitures « pour notre bien », comme tout le reste. Des décisions prises pour nous, pour nous protéger, parce que « vous n’avez pas les éléments ni les capacités pour décider, alors on le fait pour vous ».
Tiens, anecdote : jeudi dernier j’ai juste appelé Orange pour me renseigner sur les abonnements internet. Juste me renseigner. A peine raccroché, je reçois un SMS m’informant que ma ligne téléphonique actuelle sera fermée dans 6 jours et remplacée par ma nouvelle (donc sans portabilité du numéro de fixe, qui est mon numéro professionnel). Un abonnement (aucune idée duquel) m’a donc été imposé, sans demande de ma part, aucun accord de ma part, aucune signature.
J’ai passé la fin de la journée à appeler encore et encore le seul service client disponible, le 3900, des heures d’attente au total, pour arriver sur une de ces plateformes de service à l’étranger où les personnes jointes se révèlent totalement incapables d’abord de comprendre ce que j’explique, me reposent 10 fois les mêmes questions, ne tiennent aucun compte de mes réponses et bien sûr ne sont absolument pas en mesure de résoudre la situation, de prendre en charge ma réclamation, et encore moins de me fournir l’assurance que ma ligne ne serait pas coupée !!!
Ce n’est qu’un petit exemple parmi tant d’autres, et je le cite parce qu’il est tout récent et tellement représentatif du fonctionnement écoeurant de notre monde actuel.
Je n’ai pas pour habitude de parler d’autre chose que de mon activité professionnelle d’éleveur, sur mon site, mais là c’est l’humain et le citoyen qui doit s’exprimer face à cette situation ubuesque qui s’accélère et nous entraîne dans un engrenage terrifiant pire que le monde décrit par Orwell.
Le pire, c’est qu’une partie de la société est d’ores et déjà engluée dans cette spirale infernale, qui rend les gens de plus en plus exigeants, égoïstes, étroits d’esprit : le cerveau bien lavé, ils ne supportent plus rien, ils ne voient que leurs droits et plus leurs devoirs, le respect de l’autre devient optionnel, le « moi je » et « moi d’abord » prime, l’anonymat des écrans et des réseaux sociaux permet à la bêtise crasse et à la cruauté de s’exprimer sans vergogne.
Je hais ce monde-là. Je suis heureuse de vivre à l’écart au fond de ma campagne dont je ne bouge quasiment pas, avec mes animaux. Quand je me trouve confrontée à cette bêtise humaine flagrante (et c’est de plus en plus fréquent dans les contacts que j’ai pour mon activité), j’ai encore la chance de pouvoir décliner la poursuite de tout échange avec ces personnes toxiques. Pour combien de temps ? C’est dans ces moments-là que je suis soulagée d’avoir passé le cap de la soixantaine et d’avoir eu la chance de vivre ma vie d’adulte dans une ère d’auto-responsabilité et de liberté de choix et de pensée !