Hélas août s’inscrit dans la parfaite continuité de juillet : canicule et sécheresse.
Ce dimanche matin, pour la première fois en 2 mois, un léger crachin a brièvement humecté les sols et les végétaux assoiffés : petit clin d’oeil ironique des cieux avant que les températures ne repartent vers des sommets dans les jours à venir.
C’est un désastre immédiat pour la nature et les animaux, un désastre à court terme pour tous ceux dont l’activité est régulée par la météo et dépend étroitement d’elle, mais aussi – et trop peu de gens le réalisent – une catastrophe à très grande échelle pour l’avenir de nos sociétés complètement déconnectées et inertes, préoccupées par tant d’autres sujets factices.
Je suis complètement déprimée par cet attentisme généralisé. Le navire sombre et l’orchestre continue à jouer, en nous sortant sans cesse de nouvelles partitions.
Les jeux du cirque continuent, la toile vénéneuse manipule les réseaux sociaux, les pouvoirs des lobbies n’ont jamais été aussi étendus, et la gabegie est devenue un mode de gouvernement 🙁
Les domaines qui devraient être au coeur des actions de l’Etat (notamment santé et sécurité civile) voient leurs moyens se réduire comme peau de chagrin, alors que nos taxes explosent et que des normes stupides et de multiples contraintes écrasent les entrepreneurs et vont engraisser des intermédiaires ravis de s’en mettre encore plus plein les poches.
Hein, si on parlait du scandale des plate-formes de facturation électronique, que l’Etat a imposé mais a confié au privé, donc qu’il nous faut payer? Moi le Cerfrance, mon service comptable, s’est permis de facturer à ses clients la mise en place de sa plate-forme dès mai 2025 (oui, 16 mois avant le démarrage du service) : les prélèvements mensuels ont été mis en place sans notre accord. On rêve !
Heureusement, en ce qui me concerne, qu’il y a les animaux pour raviver quelques pensées positives et un peu de motivation pour continuer. Ils sont tellement résilients. Leur capacité d’adaptation me surprend chaque jour.
Je fais tout ce que je peux pour qu’ils traversent cet été difficile le moins mal possible, mais je n’ai pas d’équipements sophistiqués, de climatiseur, de ventilateur (je n’en ai pas pour moi non plus). Heureusement ils ont des écuries agréables et bien aérées dans lesquelles se réfugier, et j’ai planté, depuis une douzaine d’années, énormément d’arbres, et créé des haies qui à présent donnent leur potentiel d’ombre et de courants d’air indispensables pour les animaux. J’espère simplement que cette végétation exsangue résistera en quantité suffisante pour faire face aux années à venir, qui n’en doutons pas, ne seront pas meilleures.