LES CHEVAUX
Ma passion des chevaux remonte à ma petite enfance. Pourtant il n’y avait pas de chevaux dans mon entourage, mais j’avais des générations de maréchaux ferrants des deux côté de ma famille, donc l’atavisme a parlé.
J’ai commencé à monter à cheval vers l’âge de 8 ans, et j’ai consacré une grande partie de ma vie aux chevaux, en orientant mes choix de vie en fonction d’eux..
A l’origine mon projet d’exploitation agricole était fondé sur la création d’une écurie de propriétaire, j’avais commencé à préparer le monitorat dans ce but en 2007. Mais les petits camélidés se sont définitivement imposés dans mon projet d’activité et de vie, et le cheval est resté le compagnon de loisir qu’il était depuis mon adolescence.
Bo, Poker, Cisca et loustic ont été les 4 chevaux de ma vie.
Mon fidèle Loustic, que j’avais vu naître en 1999 et acheté l’année suivante, m’a quittée en mai 2025 et son départ a fermé le livre de ma vie de cavalière.
J’ai vécu avec lui de formidables expériences (endurance, randonnée, dressage, TREC, équitation western), et des apprentissages passionnants bien en avance sur les tendances actuelles : éthologie dès son débourrage en 2002, pieds nus et monte en licol dès 2004, travail en liberté depuis son débourrage – j’avais rencontré l’éthologie lors du premier séminaire Parelli en 2000, et mon regard sur l’équitation et le travail avec les chevaux en avait été bouleversé. D’ailleurs cette longue expérience de l’approche éthologique m’a été très utile avec les petits camélidés).
Mais avec l’installation sur la ferme en 2012, ma nouvelle vie d’agricultrice a monopolisé mon temps, terminé les grandes balades, les longues randos et les projets équestres. Loustic avait été fragilisé par une grosse piro en 2010, puis par une intoxication au séneçon dont il s’était remis par miracle, défiant les pronostics des vétérinaires (le séneçon était caché dans un beau foin de prairie que j’ai acheté en toute confiance pendant des années au même agriculteur).
Je ne voulait plus solliciter son organisme pour des efforts inutiles : à 13 ans il a donc pris une retraite anticipée sur la ferme, dans laquelle il se baladait en toute liberté la plupart du temps, à côté des lamas ses copains et des alpagas.
Hélas les 18 derniers mois de sa vie se sont passés loin de moi : à cause de son emphysème aggravé, j’ai dû faire le choix de le mettre en pension plein air au pré, pour qu’il puisse avoir une fin de vie apaisée aux côtés d’un copain retraité (ce que je ne pouvais lui offrir ici). Un coût mensuel élevé pour mon budget, mais son confort était ma priorité.
J’avais décidé de le reprendre ici à l’été 2025, sa présence me manquait trop, mais hélas le destin en a décidé autrement : une colique l’a emporté en mai, alors que j’étais en pleine journée de tonte et que je n’ai pas pu me déplacer à temps. Je vivrai avec le regret de ne pas avoir été auprès de lui pour lui dire au revoir.








Hélas août s’inscrit dans la parfaite continuité de juillet : canicule et sécheresse.
Heureusement, en ce qui me concerne, qu’il y a les animaux pour raviver quelques pensées positives et un peu de motivation pour continuer. Ils sont tellement résilients. Leur capacité d’adaptation me surprend chaque jour.